Créer mon blog M'identifier

Mirmande village en Drôme Provençale

Le 29 mai 2017, 16:03 dans Voyage 4

Mirmande, Rhone-Alpes: tourisme et à visiter

 

Photo de Mirmande de Drome

 

Visitez Mirmande

 

Mirmande est un parfait petit village entouré des remparts médiévale, parmi les arbres, les vergers et les prairies ouvertes et avec une grande vue donnant sur la campagne environnante. Le village est situé à 15 km au nord-est de Montélimar et 25 km au sud de Valence, dans la région Rhône Alpes. Il est officiellement inscrite comme l'un des 'plus beaux villages de France'.

 

En plus d'être un des plus beau villages de France» il a également remporté des prix pour ses 'plus beaux toits de France' et est un membre de la 'Villages botaniques de la Drôme'.

 

Mirmande tourisme

 

Mirmande

 

Mirmande est un village petit et facile à explorer, avec beaucoup de charme le long de ses rues pavées sinueuses qui longent la côte de la colline ou en suivant les vestiges des remparts autour du village.

 

En vous promenant dans le village, vous verrez beaucoup de détails architecturaux intéressants dans la pierre autour des portes et fenêtres des maisons traditionnels, et beaucoup de fleurs et d'espaces verts apportant une touche de couleur au centre du village - il y a de nombreuses attractif petits jardins à être vu que vous faites votre chemin jusqu'à la haut de la colline.

 

Au sommet de la colline vous arrivez à l'église de Sainte-Foy (romaine style) et son cimetière et les vues sur les toits (cette église est désormais utilisé pour des expositions - la plus nouvelle église, au bas du village a été construit lorsque les villageois sont plaints d'avoir à monter la colline à l'église supérieure à chaque fois qu'ils voulaient aller à l'église).

 

 

 

Il n'est pas surprenant que l'église (en haut) a également de belles vues s'étendant vers le Massif Central et la vallée du Rhône.

 

Mirmande

 

La première couche de fortifications a été faite au sommet de la colline où l'église est, mais comme le village s'est agrandi au Moyen Age il a fini par recouvrir l'ensemble de la colline et une autre couche de remparts a été construite autour de la partie inférieure du village. Il s'agissait d'un kilomètre de longueur et beaucoup peut encore être vu.

 

A l'origine il y avait trois portes d'entrée à travers les remparts, mais maintenant que le port des Gauthiers est toujours là.

 

Il y a un certain nombre de rues relativement larges et plats à Mirmande et ceux-ci sont liés par beaucoup de rues étroites et d'escaliers abrupts qui mènent vers le haut vers l'église Sainte-Foy au sommet. Explorez toutes ces rues étroites est un vrai plaisir et il y a beaucoup de maisons intéressantes pour admirer pendant que vous marchez.

 

Les points de vue, village et la lumière naturelle signifie que Mirmande attire aussi de nombreux artistes locaux et des poteries.

 

En vous promenant dans Mirmande, vous remarquerez la belle plantation dans tout le village. En tant que passionné de jardinage, je l'aime quand une belle architecture et un beau paysage est surmonté par de belles plantes et des zones jardinées dans les villages que je visite. Mirmande se spécialise dans les plantes et les arbustes à feuillage décoratif et est l'un des "Villages Botaniques de la Drôme". Vous pouvez vous procurer un dépliant à l'office de tourisme avec des détails d'un itinéraire à suivre pour voir le meilleur de la plantation.

Image associée

 

A proximité

 

Ainsi que d'explorer la région autour de Mirmande, nous vous recommandons également de prendre le temps de voyager environ 35 km à l'ouest dans l'Ardèche pour visiter certains des villages pittoresques comme Alba-la-Romaine, Saint-Montan et Vogue.

 

Si comme moi vous aimez voir les belle plantation lorsque vous voyagez et trouver des idées pour votre propre jardin alors voici quelques autres "villages" botaniques dans la Drôme. Ces villages ont un minimum de 150 variétés de plantes dans leur thème choisi.

 

Albon - mettant en vedette des plantes avec un intérêt magique ou symbolique

 

Barnave - avec des plantes pour les zones sèches

 

Chabrillan-spécialisée dans les plantes parfumées et de pivoines

 

Chatillon en Diois - avec une variété de plantes grimpantes et quelques fontaines.

 

Hauterives-spécialisée dans la végétation spectaculaire

 

Grignan-fonctions roses et plantes méditerranéennes

 

Manas-possède une collection d'arbustes rares et inconnues

 

Montelier - a des arbres et arbustes à baies décoratives

 

Montvendre - a des plantes d’Extrême-Orient

 

Vous trouverez d’autres idées de découvertes de visites locales dans le Drome guide et le Rhone-Alpes guide.

http://www.fr.francethisway.com/mirmande.php

Résultat de recherche d'images pour "mirmande drôme"

Découvrir Mirmande

 

Mirmande

 

Village perché de la Vallée de la  Drôme, classé parmi les plus beaux  villages de France, il saura vous faire découvrir des joyaux. Dans son bourg d'origine castrale, venez admirer sa  richesse historique et culturelle qui  se trouve dans l'artisanat d'art et  dans la poterie.  Diverses manifestations se déroulent  en ses lieux et aux alentours des  sentiers pédestres sont accessibles  aux amoureux de la nature. C'est dans un climat chaleureux que les mirmandais vous proposent restauration, hébergements et loisirs.

 

Il m'a fallu quitter la Nationale 7.J'ai suivi l'une de ces petites routes qui filent à travers les vergers et, de fond de vallon en sommet de terrasse, portent le voyageur sur une houle espiègle. Un instant aperçu depuis la plaine, Mirmande a disparu.Du sommet d'une vague, on le découvre enfin, triangle minéral sur fond de forêt. Pour l'atteindre, il faut une dernière fois plonger entre pêchers et cerisiers, puis franchir la Teyssonne, apprécier cette traversée symbolique, le pont, le rideau d'arbres, petits signaux inconscients qui nous préparent, nous invitent à faire connaissance. Citation D'andré Lhote Artiste peintre
Mirmande

http://www.mirmande.org/fr/information/76994/decouvrir-mirmande

Image associée

 

Bonjour à vous toutes

Ce dimanche nous étions en balade à Mirmande, et avons fini par la visite du village que je vous propose. Amicalement

 

Mur de la peste historique

Le 29 mai 2017, 15:17 dans Voyage 2

Le mur de la peste, longue barrière sanitaire

L’histoire de l’arrivée de la peste par le Grand Saint-Antoine

navire type Grand_Saint_Antoine (encyclopédie Diderot)Début 1720 : le vice-roi de Sardaigne avait rêvé la nuit précédant l’arrivée du Grand Saint-Antoine (un navire trois-mâts, à la mode hollandaise) que la peste ravageait son gouvernement : il refusa au navire l’entrée du port de Cagliari (Sardaigne). Dans sa deuxième escale à Tripoli le capitaine Chataud prit le 3 avril quelques turcs qu’il devait déposer à Chypre. L’un d’eux mourut subitement. Quelques jours plus tard, les deux marins qui lui rendirent hommage moururent également. En Toscane, à Livourne, ni le médecin ni le chirurgien ne reconnurent la peste alors que trois nouveaux matelots venaient d’être frappés. Le navire perdit 7 hommes mais sa patente1 était nette. A cette époque avait été mis en place le régime des « patentes » pour lutter contre les contaminations en provenance du Moyen-Orient où la peste régnait pratiquement à l’état endémique.

exemple de patente de sante (modon-1725)25 Mai 1720 : à son arrivée à Marseille Jean-Baptiste Chataud, le capitaine du grand St-Antoine avait une patente « nette ».  Les cales sont pleines de soieries destinées à la foire de Beaucaire représentant une forte valeur marchande.  Le capitaine ayant de fortes présomptions de la présence de la peste à bord, fait donc tout naturellement mettre navire, équipage et cargaison en quarantaine dans le port de Pomègues, une des îles du Frioul. A Pomègues, François Lion agonise : c’est le 8ème mort. Les 11 intendants se prononcent : isoler le cadavre aux infirmeries et isoler le vaisseau dans l’anse de la Grande Prise. Le chirurgien du bureau de santé ne reconnaît pas les symptômes de la peste : le marin n’a pas les bubons révélateurs de la maladie. Pourtant, il a été contaminé probablement lors de l’escale à Livourne au cours de laquelle il a transporté les corps des 3 autres marins. En cas de patente brute, l’équipage était retenu aux infirmeries, la cargaison subissant plusieurs parfums. Les intendants trop confiants admettent aux Infirmeries d’Arenc (Marseille) passagers et marchandises. Plusieurs caisses chargées de marchandises de contrebande furent introduites dans les bas quartiers.

Les « Nouvelles infirmeries » ont été construites entre 1663 et 1668 à Saint-Marcel d’Arenc. Un an plus tard, en mars 1669, Colbert accordait à Marseille le monopole du commerce avec le Levant. Le Bureau de santé de Marseille, crée en 1640, devint très rapidement supérieur en technique à tous les autres, grâce à la politique menée par les intendants de santé locaux. Ce Bureau de santé fut supprimé le 24 décembre 1850.

4 juin 1720 : Jean Baptiste Estelle, armateur et échevin, voit d’un mauvais oeil ses soieries bloquées ; fort de la patente nette et de l’attestation du chirurgien, le premier échevin met fin à la quarantaine au bout de 18 jours et autorise marchandises puis voyageurs et équipage à débarquer.

Les échevins mettront un mois avant de reconnaître officiellement l’épidémie. Ils ordonnent aux 3000 miséreux de la ville de la quitter sous 24h. Ce qui ne fera qu’augmenter la propagation…

22 juin 1720 : premier décès à Marseille.

27 juin 1720 : le Grand Saint-Antoine est placé en quarantaine à l’Île de Jarre

31 juillet 1720 : le parlement de Provence reprend les rênes en main  et décide d’isoler Marseille. On met injustement toute la responsabilité du fléau sur Chataud qui est enfermé au Château d’If pendant plus de deux ans.

4 septembre : 1ère ligne sanitaire sur la rive droite de la Durance, de Bonpas à Mérindol

La peste atteint Apt, le 25 septembre.

26 Septembre 1720 : le grand Saint-Antoine est brûlé et coule dans l’anse de Jarron par ordre du Régent. Les mobiliers archéologiques remontés du Grand Saint Antoine sont aujourd’hui exposés au musée de l’Hôpital Caroline sur l’ile de Ratonneau. Le vice-légat établit la 2ème ligne sanitaire de la Durance au Ventoux, la France de Bollène à Embrun.

La peste atteint Carpentras le 24 octobre 1720 où l’on expose les reliques de saint Siffren et de Saint-Cloud pour éloigner le fléau.

22 février 1721 : un arrêt du Conseil du roi interdit le commerce de marchandises avec les ports de Provence
février 1721 : le vice-légat2 interdit les fêtes et le carnaval.

Des cordons sanitaires (sous forme de mur de pierres sèches ou fossé) existent donc bien le plus souvent aux frontières entre la Provence, le Dauphiné et le Comtat Venaissin ; en février 1721, les trois états sont obligés de s’entendre pour être efficaces ; la surveillance est hélas parfois relâchée sous la pression de certains habitants.

cordons sanitaires (selon étude Alice Bonnet)

17 mars 1721 : les travaux de la muraille commencent et se terminent fin juillet, gardée par les comtadins.

17 août 1721 : la peste est à Avignon

16 septembre 1721Avignon étant déclarée officiellement en état d’épidémie, le vice-légat2 prononce la quarantaine. La maladie se propage dans le Comtat Venaissin. Une troisième barrière sanitaire mobile est établie entre Cavaillon et Orange. Les soldats du Régent remplacent les Comtadins sur le mur.

Méthamis, le 21 septembre 1721, le bureau de santé ordonnait :
exemple d'un billet de sante (Pierre Thibaud 12-novembre-1720)jpg

Que ceux des habitants qui voudraient aller travailler à la vendange hors du terroir ne pouvaient aller qu’à Carpentras ou autres lieux plus proches ; qu’à leur retour ils apporteraient une attestation des personnes chez qui ils auraient travaillé et le nombre de jours qu’ils auraient travaillé chez chacun, au défaut de laquelle attestation ils ne seraient plus reçus dans le lieu.

D’une façon générale, en ce temps de vendanges, les raisins ne pouvaient attendre et de nombreux consuls ou bureaux de santé remirent aux vendangeurs de leur commune une « carte marquée aux armes de la ville » leur servant de laissez-passer.

Juillet 1722, la situation évolue rapidement. Le mur se retourne alors contre ceux qui l’avaient construit et ce sont désormais les français, qui s’occupent de la troisième ligne.

2 octobre 1722 : fin de la peste à Avignon

1er décembre 1722 : levée des barrières du Comtat le long de la troisième ligne

31 janvier 1723 : levée de toutes les lignes

La peste de 1720 dans le livre de Gaffarel sur Gallica

 

Les thèses de l’époque sur la peste

– Thèse divine
Louis David - St Roch implorant la Vierge pour les pestiférés

Au XVIIIè, la catastrophe-châtiment reste bien l’idée directrice : elle est un message à déchiffrer. La divinité utilise l’arme de la peur pour rappeler aux humains la relativité de la vie terrestre. Selon L’invention de la catastrophe au XVIIIe siècle: du châtiment divin au désastre naturel, Anne-Marie Mercier-Faivre,Chantal Thomas, Librairie Droz, 2008.

Fidèle à la théorie qui faisait de la peste un châtiment du ciel, l’archevêque de Gonteri ordonna des prières de 40 heures afin d’être préservé de la peste. En novembre 1720 le gouverneur de la Provence Villars-Blancas incite Gasparini à demande l’aide du pape Clément XI mais il est trop tard : la peste est à Avignon.

– Thèses médicales :

Deux médecins de Montpellier, dont Chicoyneau, font des autopsies à des fins diagnostiques. Un bon nombre soutenait la thèse de non-contagion. Une querelle médicale s’en suivit.

Thèse médicale de la contagion

Pour les docteurs Bertrand et Michel, c’est un venin qui se communique par contagion ; pour Goiffon c’est un insecte ailé invisible à l’œil nu.

Il y a plus à craindre du côté des habits, des meubles et des marchandises. […] cette cruelle maladie qui a toujours commencé à se manifester sur peu de personnes dans une seule famille d’où elle passe successivement de maison en maison, et enfin dans toute la ville (1722)

Antoine Deidier entreprend des expériences en 1721. Il inocule la maladie à des animaux après leur avoir inoculé de la bile des cadavres. Il réussit à contaminer un chien sain par intraveineuse de bile. Il envisage même de tester sa théorie sur un condamné à mort qui aurait la vie sauve s’il en réchappait.

Thèse médicale de la non-contagion

pince à cadavres (musée vieux Marseille)Il est inutile de chercher des remèdes pour combattre une cause primitive dont aucun mortel n’a encore pu découvrir et ne découvrira jamais la nature

affirme Chicoyneau. Cette attitude des médecins de Montpellier impressionne la population marseillaise mais les résultats de leur traitement s’avèrent aussi inefficaces que ceux des médecins marseillais.
François Chycoineau, Traité des causes, des accidents et de la cure de la peste, Paris, 1774

Les soins

costume-medecin-peste-100x100.jpgLe mèdecin porte une tunique de lin ou de toile cirée et un masque qui le fait ressembler à un corbeau. Le long bec renferme des épices pour couvrir l’odeur pestilentielle des mourants. A l’aide de sa fidèle baguette, il soulève les vêtements des pestiférés, pensant que, masqué de la sorte, la terrible maladie ne peut pas l’atteindre.

Parmi les désinfectants ou les médications le vin trouva une place prépondérante. Durant toute la période 1720/1721, on conseilla des vins légers et bus avec de l’eau pour ne pas enflammer le sang. Les vins blancs étaient recommandés. Pour désinfecter les lieux touchés par la peste on se servit du Vinaigre des Quatre voleurs, préparation mise au point dès 1652. Dans du vinaigre de vin blanc on laissait macérer pendant 10 jours romarin, absinthe, sauge, menthe, girofle, noix muscade, ail et camphre.
Comme curatif, l’apothicaire de Ménerbes se chargea de fournir en thériaque une partie des communes de la vallée du Calavon. Le 12 août 1722, la peste finie, les consuls de Goult qui en avait acheté pour 340 livres lui renvoyèrent leur stock avec une indemnisation de 40 livres, mais par précaution, en gardèrent pour 20 livres.

Avis au public Marseille_1720S’approcher des cadavres faisait tellement peur à la population que les échevins de Marseille lancèrent un appel à des volontaires zélés pour leur enlèvement : les pestiférés furent le plus souvent ensevelis à la hâte dans des fosses et recouverts de chaux vive.

Construction du mur de la peste

La foire de Beaucaire est tenue comme d’habitude en juillet 1720 et les négociants marseillais circulent en toute liberté. Le 31 juillet, le vice-légat2 fait fermer plusieurs portes à Avignon mais la surveillance se fait mal : des étrangers, des marseillais parviennent à entrer la nuit dans Avignon. Les juifs qu’on accusait de continuer leurs opérations illicites, paient pour les coupables : ils sont mis en quarantaine au Lazaret. En septembre le nombre de soldats de garde est augmenté pour la garde de la Durance : il est prévu qu’ils soient payés pour un tiers par la ville d’Avignon et les deux-tiers par le Comtat. Le vice-légat2 s’entend avec le comte du Dauphiné pour organiser un cordon sanitaire rigoureux.

Plusieurs centaines de pionniers travaillèrent plusieurs mois à construire une barrière qui s’étendait de Sisteron au confluent du Rhône et de la Durance. Rien que dans le Comtat elle avait neuf lieues de longueur. Dans la plaine, elle était marquée par un fossé de 6 pieds de large et de profondeur, et sur la montagne par un mur en pierres sèches de 6 pieds d’élévation.

mur_peste_etude_alice_bonnet.jpg

IMG_8185.JPGRestait à régler le cas des enclaves d’Avignon et du Comtat en terre de France. Le 14 février 1721, à Mazan, se réunissent les autorités pontificales et le comte de Médavy, lieutenant-général du roi en Dauphiné. Ils décident la construction d’un mur (barrière ou Ligne, voir schéma de l’étude A. Bonnet ) entre Cabrières-d’Avignon et Monieux gardés par les troupes du vice-légat2. Les sujets du pape devaient en assurer seuls l’édification. De Monieux au Dauphiné, les troupes françaises prenaient le relais.
guéritecorps de gardePendant cinq mois, cinq cents hommes élèvent une muraille de pierres sèches sur une hauteur de 1,90 m. Elle s’étend sur trente-six kilomètres de long et est flanquée de quarante guérites semi-circulaires, de cinquante postes de garde rectangulaires pour 5-6 hommes et de vingt et un enclos servant d’entrepôts de vivres ou fourrage pour les chevaux ou mulets chargés de l’approvisionnement de ces lieux éloignés. Un millier de soldats comtadins commencent à monter la garde à la fin juillet. Inutilement, car en août la peste se déclare à Avignon. Du coup, les troupes du régent remplacent celles du pape le long du Mur de la Peste et le Comtat n’est plus ravitaillé que par quelques rares « barrières » dont celle de la Tour de Sabran. Murs était alors le dernier village de Provence avant le mur. Ses habitants étaient coincés par le mur au nord et l’épidémie de peste qui arrivait par le sud. Ne pouvant fuir, les hommes de Murs décident de combattre le fléau. Des hommes en armes sont envoyés à Apt le 8 octobre 1720. Mais cette défense est vaine et, le 17 novembre, le village de Roussillon est touché à son tour. Observant que des habitants fuient pour se réfugier à Murs, les portes du village sont fermées et gardées jour et nuit. En juin 1721, la peste se rapproche encore, atteignant Joucas.

Le cordon sanitaire fut souvent rompu : un voleur revenu à Avignon, une femme qui passait des vivres en contrebande. Les vivres commencèrent à manquer et les communications devinrent de plus en plus difficiles. Pour limiter les déplacements des travailleurs du dehors, on les astreignit à la formalité de passe-ports spéciaux : ils furent obligés de porter au bras un morceau de plomb marqué aux armes de la ville. Les paysans de la banlieue réclamèrent plus de liberté. Le vice-légat2 fit saisir les mutins et les garda en prison.

Quand fin septembre 1720, Apt avait été attaquée, beaucoup de mèdecins d’Avignon avaient refusé de porter secours aux malades. La plupart des riches s’enfermèrent dans leur maison. Gonteri finit par se rendre compte de l’inutilité des nombreuses cérémonies religieuses : neuvaine en l’honneur de la vierge, fête de l’immaculée Conception, procession de Saint-Agricol, etc. Ses derniers mandements contiennent finalement plus de conseils moraux et hygiéniques que religieux. Le vice-légat2 ordonna de tuer les chiens et les chats errants (20 septembre 1771), de déclarer les malades aux commissaires de santé, de ne circuler que munis de billets de santé et avant 21h.

Ce n’est que le 23 janvier 1723 qu’arriva la permission de circuler librement.

Note : ce mur de la peste, patiemment restauré depuis 1986 par l’Association Pierre Sèche en Vaucluse, est aujourd’hui longé par un sentier pédestre balisé.

Le mur de peste sur le site pierreseche.com
La peste dans le Comtat (à partir de la page 586 du livre de Gaffarel)

Résultat de recherche d'images pour "le mur de la peste en provence mont du vaucluse"

Bilan humain

Il y eut 126 000 morts en Provence, Comtat et Languedoc. En Provence, 81 communautés furent atteintes et sur une population de 293 113 habitants, il y eut 105 417 morts (36%) ; dans le Comtat, 6 communautés, soit 36 641 habitants et 8 062 morts (22%) ; en Languedoc, 84 communautés, soit 12 597 morts pour 75 377 habitants (16,7%). Marseille, la première touchée perdit la moitié de sa population, soit 50 000 morts.

Ce que l’on sait de la peste de nos jours

– Identification de la bactérie 170 ans plus tard

La bactérie Yersinia pestis fut découverte en 1894 par Alexandre Yersin, un bactériologiste franco-suisse travaillant pour l’Institut Pasteur. Le bacille de Yersin existe chez les rongeurs sauvages qui représentent le réservoir naturel du germe. Dans le cas du Grand Saint-Antoine, des rats malades se sont installés dans la cale. La puce vit dans le pelage des rats, ou dans leurs nids, dans des endroits secs. La puce en train de mourir est à la recherche d’un nouvel hôte.

– Fouille structurée d’un charnier de victimes de la peste : les anciens jardins du couvent de l’observance, 1722

200 cadavres ont été étudiés. Des fragments de draps démontrent que les cadavres ont été enterrés nus dans des linceuls. Une épingle en bronze plantée dans la première phalange du gros orteil a souvent été trouvée : il s’agit d’une pratique habituelle à cette époque pour vérifier la mort effective de l’individu.

  • Les communautés furent inégalement touchées : 1 seule victime à Lambesc, 1068 sur 1600 à la Valette. Fuveau bien qu’au cœur de la zone pestiférée est indemne de toute contagion. La peste ne sélectionne pas ses victimes,
  • Importance des liens familiaux dans la diffusion de l’épidémie,
  • Différences notables en ce qui concerne les rites funéraires : orientation et position anarchique des corps, présence de chaux recouvrant les tranchées, position des squelettes témoignant d’un déchargement des cadavres à partir des tranchées.

Paléodémographie et démographie historique en contexte épidémique : la peste en Provence au XVIIIe siècle, M. Signoli , I. Séguy , J.-N. Biraben , O. DutourPopulation , Année   2002, Volume   57, Numéro   6
La peste est considérée par l’OMS comme une maladie réémergente mais pas en Europe. Bacille de Yersin 117e la peste ne meurt jamais

Résultat de recherche d'images pour "le mur de la peste en provence mont du vaucluse"

– Le Grand Saint-Antoine retrouvé lors d’une plongée

L’épave calcinée du navire a été retrouvée en 1978 par une association de plongée sous-marine, l’A.R.H.A.
D’autres plongeurs y sont retournés pendant l’été 1984 après avoir pris connaissance du livre de Patrick MOUTON relatant la découverte de l’épave du grand Saint-Antoine par Christian BARSACQ, Daniel MOUYSSINAT et Michel GOURY. Le navire n’est qu’à une dizaine de mètres de profondeur dans l’anse de Jarron (Marseille).

Plongée pour retrouver l’épave du Grand Saint-Antoine

Bibliographie

La ligne dans le paysage, Promenades géographiques dans les Monts de Vaucluse autour du Mur de la PesteDENIS LACAILLE, DANIELE LARCENA, Pierre Sèche en Vaucluse, 2003

La malédiction de grand Saint-Antoine, P. Mouton, Autres temps, 2001

La peste dans le comtat et la Provence, Alice Bonnet, Martine Sennegond, groupe médiactes, 2008 (avec bibliographie sur la peste dans le Vaucluse)

La peste de 1720 à Marseille et en France : d’après des documents inédits, Gaffarel, Paul (1843-1920), Duranty (Marquis de), Perrin (Paris), 1911

Signoli Michel, Chevé Dominique, Boetsch Gilles, Dutour Olivier, Du corps au cadavre pendant la Grande Peste de Marseille (1720-1722) : des données ostéo-archéologiques et historiques aux représentations sociales d’une épidémie,In: Bulletins et Mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, Nouvelle Série. Tome 10 N°1-2, 1998. pp. 99-120

Iconographie peste Marseille
Peste : entre épidemies et sociétés par Michel Signoli,D. Chevé,A. Pascal

Résultat de recherche d'images pour "le mur de la peste en provence mont du vaucluse"

1patente : document sanitaire qui atteste de l’absence de maladie sur le navire.  A chacune des escales, le capitaine du navire doit rendre visite au consul de France qui lui remet en mains propres la « patente » dûment signée. Si dans la région tout est calme sur le plan sanitaire, la patente est dite nette. Elle peut être soupçonnée et elle devient brute en cas d’épidémie locale. Les passagers devaient faire une quarantaine de 2 à 3 semaines pour une patente nette et de 4 à 5 semaines pour une patente brute.
2vice-légat : représentant du pape dans le comtat venaissin et l’état d’Avignon

 

Résultat de recherche d'images pour "le mur de la peste en provence mont du vaucluse"

https://www.plus.randomania.fr/le-mur-de-la-peste-barriere-sanitaire/

 

Mur de la peste en Vaucluse

Le 29 mai 2017, 15:10 dans Voyage 1

mur de la Peste et panoramasur le Petit Luberon

Le Vaucluse Historique: le Mur de la Peste

Les vestiges du Mur de la peste dans le département du Vaucluse

 

Le Mur de la Peste est un rempart édifié dans les Monts de Vaucluse afin de protéger le Comtat Venaissin de la peste qui frappa Marseille et une partie de la Provence en 1720-1722.
le mur S'étire sur 27 kilomètres bâti en pierre sèche. de nombreuses guérites en pierre sèche accueillaient des gardes. son tracé du mur fut definit par Antoine d'Allemand architecte,cartographe carpentrassien ,dans son Mémoire des ouvrages : j'ai faits et ordonnés depuis 1700 conservé à la bibliothèque Inguimbertine :
« En 1720 je traçois depuis Saint-Hubert jusques à Saint-Ferreol les limites entre le Comtat Venaissin et la Provence, une ligne de 18 000 toises dont 6 000 toises faites avec un parapet de terre et un fossé au devant, et 2 000 toises avec des murs faits en pierre sèche. et de là en suivant la Durance jusques à son embouchure dans le Rhône et en remontant le Rhône jusques à Avignon dont la longueur est de 14 lieues. »

Au Moyen Âge les foyers de peste endémique se situaient aux « échelles » du Levant. Du XIVe siècle, avec la Peste Noire, au XVIIIe siècle, avec la Grande Peste,
cette pandémie tua entre 60 et 90 % des malades. Il y eut une grande épidémie de peste par siècle.

Le mur de la peste au dessus de Cabrières d'Avignon ,

 

La grande Peste

En mai 1720, la « Grande Peste » fut apportée, à Marseille, par le Grand Saint Antoine, dont l’affréteur, l’échevin Estelle, malgré un décès suspect signalé par le capitaine Jean-Baptiste Chataud, voulut absolument débloquer sa cargaison pour commercialiser ses soieries à la Foire de Beaucaire qui débutait le 20 juillet. La peste ne fut officiellement déclarée que 67 jours après l’arrivée du navire.

En mars 1721, pour limiter la propagation de la maladie que les restrictions de circulation ne parviennent pas à contenir, le royaume de France, les territoires pontificaux d'Avignon et du Comtat Venaissin décident de se protéger par une ligne sanitaire matérialisée par un mur de pierres sèches entre la Durance et le Mont Ventoux, et gardé jour et nuit par les troupes françaises et papales empêchant tout passage. Les habitants furent ainsi réquisitionnés pour son édification, le mur devait empêcher toute relation entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné encore épargné.

Malgré les barrières naturelles que représentaient la Durance, le Rhône, le Verdon, le Var, l’Eygues et l'Orb, auxquelles s’ajouta le « Mur de la Peste », on a pu calculer que l’épidémie se déplaçait de 45 kilomètres par mois, en zone peuplée, avec des différences allant de 35 à 50 km / mois. Mais si le fléau atteignit les Préalpes et le Gévaudan, il ne dépassa pas Orange dans la vallée du Rhône et il s’arrêta aux portes de Saint-Genest-de-Beauzon, près de Largentière.

La peste atteignit Apt, le 25 septembre, et Carpentras le 24 octobre 1720, où l’on exposa les reliques de saint Siffrein et le Saint-Clou pour éloigner le fléau. Un an plus tard, à Méthamis, le 21 septembre 1721,

Il y eut 126 000 morts en Provence, Comtat et Languedoc. En Provence, 81 communautés furent atteintes et sur une population de 293 113 habitants, il y eut 105 417 morts (36 %) ; dans le Comtat, 6 communautés, soit 36 641 habitants et 8 062 morts (22 %) ; en Languedoc, 84 communautés, soit 12 597 morts pour 75 377 habitants (16,7 %). Marseille, la première touchée, perdit la moitié de sa population, soit 50 000 morts.

À partir de 1723, le mur n'a plus d'utilité sanitaire, et on réutilise les pierres pour d'autres constructions. Depuis 1986, une campagne de restauration et de valorisation est en place par l'intermédiaire de l'association "Pierre sèche en Vaucluse". On peut voir le mur entre Cabrières-d'Avignon et Lagnes, ainsi qu'à Murs. Aujourd'hui, près de 6 kilomètres ont été restaurés.

http://www.vaucluse-visites-virtuelles.com/glvirtualbluepopouts/mur-de-la-peste.html

Le Mur de la Peste

Extraits wikipédia :

Le Mur de la Peste est un rempart édifié dans les monts de Vaucluse afin de protéger le Comtat Venaissin de la peste qui frappa Marseille et une partie de la Provence en 1720-1722.

S’étirant sur 27 kilomètres, il est bâti en pierre sèche. Le long de ce mur, des guérites en pierre sèche accueillaient des gardes.

En mai 1720, la « Grande Peste » fut apportée, à Marseille, par le Grand Saint-Antoine, dont l’affréteur, l’échevin Estelle, malgré un décès suspect signalé par le capitaine Jean-Baptiste Chataud, voulut absolument débloquer sa cargaison pour commercialiser ses soieries à la Foire de Beaucaire qui débutait le 20 juillet. La peste ne fut officiellement déclarée que 67 jours après l’arrivée du navire.

Mur de la Peste

En mars 1721, pour limiter la propagation de la maladie que les restrictions de circulation ne parviennent pas à contenir, le royaume de France, les territoires pontificaux d’Avignon et du Comtat Venaissin décident de se protéger par une ligne sanitaire matérialisée par un mur de pierres sèches entre la Durance et le Mont Ventoux, et gardé jour et nuit par les troupes françaises et papales empêchant tout passage. Les habitants furent ainsi réquisitionnés pour son édification, le mur devait empêcher toute relation entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné encore épargné.

Malgré les barrières naturelles que représentaient la Durance, le Rhône, le Verdon, le Var, l’Eygues et l’Orb, auxquelles s’ajouta le « Mur de la Peste », on a pu calculer que l’épidémie se déplaçait de 45 kilomètres par mois, en zone peuplée, avec des différences allant de 35 à 50 km / mois. Mais si le fléau atteignit les Préalpes et le Gévaudan, il ne dépassa pas Orange dans la vallée du Rhône et il s’arrêta aux portes de Saint-Genest-de-Beauzon, près de Largentière.

Un peu d’histoire

Il y eut 126 000 morts en Provence, Comtat et Languedoc. En Provence, 81 communautés furent atteintes et sur une population de 293 113 habitants, il y eut 105 417 morts (36 %) ; dans le Comtat, 6 communautés, soit 36 641 habitants et 8 062 morts (22 %) ; en Languedoc, 84 communautés, soit 12 597 morts pour 75 377 habitants (16,7 %). Marseille, la première touchée, perdit la moitié de sa population, soit 50 000 morts.

Vue arrière

Difficulté

  • Quelques passages sur parties rocheuses nécessitant un pied sûr dans le vallon de Sénancole.
  • Longue randonnée

Descriptif

Du parking, suivre le GR (balisé Blanc/Rouge) direction nord-est jusqu’à rejoindre la partie sud du "Mur de la Peste" situé à 700m du départ.

Arrivé au mur, prendre à gauche (direction nord) le sentier qui longe ce célèbre rempart (sur 7km) jusqu’à rejoindre la balise Lauzas Nord (balisé Jaune/Rouge : GRP).

A la balise Lauzas Nord, quitter le GRP pour prendre le GR (plus intime que la piste DFCI toute proche) en direction de la balise la Plaine Est.

De cette balise, repérer à 50m au nord la balise Croix de Pouracon et son sentier (balisé Blanc/Rouge : GR) menant à l’abbaye de Sénanque.

Mur de la Peste

Prendre ce sentier jusqu’à rejoindre l’abbaye.

Une fois devant l’abbaye de Sénanque, continuer sur le GR en direction de la cote de Sénancole.

  • Le sentier démarre de l’est du parking de l’abbaye et offre de belles vues sur ce lieu de culte.

De la balise "cote de Sénancole", repérer le sentier qui part à l’ouest (balisé Jaune : PR) en direction de la balise Dilais (ce chemin n’est pas évident à voir, ne surtout pas prendre la piste qui descend en direction de Gordes).

Au lieu-dit les Boujolles

Arrivé à la balise Dilais , suivre la direction Sénancole (balisé Jaune : PR) .

  • Cette portion comporte quelques passages faciles sur parties rocheuses nécessitant, tout de même, un pied sûr.

De la balise Sénancole, prendre à droite , direction les Boujolles (balisé Jaune : PR). Puis continuer en direction de Cabrières-d’Avignon (situé à 3,5km). En chemin, on retrouvera un GRP (balisé Jaune/Rouge) au niveau de la Croix des Baux.

Dans Cabrières-d’Avignon, suivre l’indication Mur de la Peste jusqu’à rejoindre la partie sud du mur et sa balise (balisé Blanc/Rouge : GR).

Les 700m restants, vous ramenant au parking, se feront par le sentier emprunté au départ.

Vue sur les hauteurs de Fontaine de VaucluseMerci à Monique de me donner une idée d article,

Nous nous y sommes baladés vers ce mur de la peste, un bon matin à la fraiche,

Abbaye de Sénanque

Au plaisir de ce voir Monique et Denise très prochainement Amicalement à tous ceux et celles qui passent sur cet article

 

Cabrières-d’Avignon

Cabrières d Avignon

 

Voir la suite ≫