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Babybel

Le 6 janvier 2017, 22:31 dans Voyage 6

Babybel vous connaissez , je vous conte son histoire !

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Dans l’usine Bel à Evron, en Mayenne, sont fabriqués les Mini Babybel

L'usine d'Evron, dans la Mayenne, a lancé la production du Mini Babybel il y a tout juste quarante ans. Le groupe familial Bel, qui possède aussi des marques mythiques comme Vache qui rit ou Boursin, est le leader mondial du fromage en portions.
Diapositive 1 sur 15: L'usine d'Evron, dans la Mayenne, a lancé la production du Mini Babybel il y a tout juste quarante ans. Le groupe familial Bel, qui possède aussi des marques mythiques comme Vache qui rit ou Boursin, est le leader mondial du fromage en portions.

L’arrivée du lait à l’usine

Chaque année, le ballet des camions apporte 172 millions de litres de lait jusqu'à l'usine Bel. Le lait est collecté tous les deux jours.
Diapositive 2 sur 15: Chaque année, le ballet des camions apporte 172 millions de litres de lait jusqu'à l'usine Bel. Le lait est collecté tous les deux jours.

Un lait 100% français

Ces millions de litres transformés chaque année proviennent de fermes situées dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres. La société Bel est partenaire de 380 producteurs de la région.
Diapositive 3 sur 15: Ces millions de litres transformés chaque année proviennent de fermes situées dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres. La société Bel est partenaire de 380 producteurs de la région.

Brassage du lait

Dans des cuves, on ajoute au lait des ferments spécifiques à Babybel et préparés sur place, puis des coagulants. Après 25 minutes de coagulation, la mixture est brassée pendant une heure.
Diapositive 4 sur 15: Dans des cuves, on ajoute au lait des ferments spécifiques à Babybel et préparés sur place, puis des coagulants. Après 25 minutes de coagulation, la mixture est brassée pendant une heure.

Les mini-fromages prennent forme

Après le caillage, le fromage est sectionné en palets de 2 cm d’épaisseur, déposés dans des mini-moules. Après avoir été mis sous presse pendant une heure et demie, les palets sont protégés par un couvercle pour la phase de fermentation.
Diapositive 5 sur 15: Après le caillage, le fromage est sectionné en palets de 2 cm d’épaisseur, déposés dans des mini-moules. Après avoir été mis sous presse pendant une heure et demie, les palets sont protégés par un couvercle pour la phase de fermentation.

Un bain de saumure pour un goût salé

Acidifiés grâce à des bactéries, les fromages sont ensuite plongés dans un bain de saumure, qui leur ajoutera un léger goût salé.
Diapositive 6 sur 15: Acidifiés grâce à des bactéries, les fromages sont ensuite plongés dans un bain de saumure, qui leur ajoutera un léger goût salé.

Affinage en salle de repos

Les fromages sont ensuite déposés sur des claies et envoyés dans une salle de repos à 12°C et 92% d’hygrométrie pour l’étape de ressuyage et d’affinage.
Diapositive 7 sur 15: Les fromages sont ensuite déposés sur des claies et envoyés dans une salle de repos à 12°C et 92% d’hygrométrie pour l’étape de ressuyage et d’affinage.

Contrôle qualité

À la sortie de cette période d’affinage, les petits ronds blancs passent sous l’œil vigilant des inspecteurs, qui recalent les maigrichons et les cabossés.
Diapositive 8 sur 15: À la sortie de cette période d’affinage, les petits ronds blancs passent sous l’œil vigilant des inspecteurs, qui recalent les maigrichons et les cabossés.

Enrobage ultra-confidentiel

La zone où chaque Mini est enrobé de sa coque de cire est confidentielle.
Diapositive 9 sur 15: La zone où chaque Mini est enrobé de sa coque de cire est confidentielle.

Tradition batave

Protection contre la déshydratation, l'enrobage de cire a été utilisé dès le XVIème siècle aux Pays-Bas pour transporter l'édam par bateau.
Diapositive 10 sur 15: Protection contre la déshydratation, l'enrobage de cire a été utilisé dès le XVIème siècle aux Pays-Bas pour transporter l'édam par bateau.

Deuxième chance pour les rebuts

Lorsque la cire a été posée, les fromages ressortent sur un tapis où ils sont scrutés un par un par des caméras. Chaque malformé est écarté et servira à faire de la Vache qui rit.
Diapositive 11 sur 15: Lorsque la cire a été posée, les fromages ressortent sur un tapis où ils sont scrutés un par un par des caméras. Chaque malformé est écarté et servira à faire de la Vache qui rit.

Atelier emballage

Chaque jour, cinq millions de Mini Babybel passent à l’étape du conditionnement.
Diapositive 12 sur 15: Chaque jour, cinq millions de Mini Babybel passent à l’étape du conditionnement.

Vigilance humaine

Même ultra-automatisée, la phase d'emballage s'accomplit sous la surveillance d'une opératrice capable de détecter le moindre défaut.
Diapositive 13 sur 15: Même ultra-automatisée, la phase d'emballage s'accomplit sous la surveillance d'une opératrice capable de détecter le moindre défaut.

Le Mini Babybel s’affranchit du rouge

La coque rouge laisse place à d'autres couleurs pour de nouvelles saveurs ou des éditions limitées : jaune au Leerdammer, noire au cheddar pour les Anglais…
Diapositive 14 sur 15: La coque rouge laisse place à d'autres couleurs pour de nouvelles saveurs ou des éditions limitées : jaune au Leerdammer, noire au cheddar pour les Anglais…

Expédition des fromages aux quatre coins du globe

50% de la production de l'usine part à l’export, dont près de la moitié hors d’Europe et aux Etats-Unis.
Diapositive 15 sur 15: 50% de la production de l'usine part à l’export, dont près de la moitié hors d’Europe et aux Etats-Unis.https://www.msn.com/fr-fr/actualite/photos/d%C3%A9couvrez-en-images-comment-sont-fabriqu%C3%A9s-les-babybel/ss-BBxXQun?li=BBoJvSH#image=15Ainsi la fabrication et mise en route sur le marché du Babybel Bonne soirée à vous

Les Salins d Aigues Mortes

Le 5 janvier 2017, 22:16 dans Voyage 3

 

Salins d’Aigues Mortes : Top visite en famille en Camargue

salins-aigues-mortes

On ne peut éviter la visite des salins d’Aigues Mortes. Les salins ont depuis des années aménagé ce vaste espace sauvage pour la visite lors d’une balade en petit train bien sympathique. On y apprend tout de la culture et de l’exploitation du sel en Camargue. Plus encore, cette sortie est l’occasion de voir de près une faune et une flore extraordinaire et bien entendu, les fameux flamants roses qui trouvent ici une réserve protégée riche des crevettes qui leur donnent ce rose si délicat. Sur la fin de l’été, les dégradés de rouge et de rose des salins sont fantastiques. A faire en famille. Pour une vue d’ensemble, profitez aussi du panorama du haut des remparts d’Aigues Mortes.

salin-site

 

 

L’histoire des salins

Les salins d’Aigues Mortes sont au cœur de l’activité économique de la Camargue. L’exploitation du sel remonte à l’antiquité. Un ingénieur romain, Peccius, développa cette production dans les marais qui se trouvent au sud est de la ville. Le nom des marais de Peccais sont une réminiscence de ce passé productif. L’exploitation du sel fut développée encore au cours du moyen age et notamment sous le règne de Saint Louis qui aménagea les marais pour faire d’Aigues Mortes le port de son royaume.

La compagnie des Salins fut constituée en 1868 à la suite des premiers regroupements de propriétaires.

La visite des salins

La découverte du travail du saunier, des tables salantes et de la nature si particulière des salins est possible en un peu plus d’une heure à bord du petit train des Salins. ou en VTT, en plus de 3 heures. Vous y apprendrez comment se forme le sel au fil d’un long parcours de bassins en bassins jusqu’aux cristallisoirs dont le peu de fond permet de récolter à la main la fameuse fleur de sel qui viendra rehausser poissons et grillades. Le gros du sel ou gâteau est lui récolté mécaniquement.

 

File:Camelles-Aigues-Mortes.jpg

Géographie

Situés sur la commune d'Aigues-Mortes, en Camargue, dans le département du Gard, les salins couvrent une large partie des Marais de Peccais, au sud-est du village fortifié. Ils sont accessibles par la route départementale 46, au sud-est d'Aigues-Mortes.

Histoire

L'exploitation du sel à Aigues-Mortes est une activité économique qui remonte à l'Antiquité. La première activité des salins est attribuée à un ingénieur romain, Peccius, qui laissa son nom au marais de Peccais. Durant le Moyen Âge, alors que le village d'Aigues-Mortes est fortement influencé par l'abbaye de Psalmodie toute proche, l'économie est essentiellement tournée vers la pêche et les salins. Lors du règne de Louis IX, alors que l'abbaye passe sous sa domination, une partie des marais sont assainis, pour faciliter l'activité et les échanges commerciaux de la région. Le développement local est poursuivi sous le règne de Philippe III, dit le Hardi et Philippe IV, dit le Bel, et voit la création des remparts d'Aigues-Mortes2.

C'est en 1856 que les Salins d'Aigues-Mortes sont constitués en société, par le regroupement des propriétaires, pour devenir la société Renouard et Cie. En 1868, la société change de nom. La Compagnie des Salins du Midi installe alors son siège social à Montpellier.

Les salins sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel, depuis le 22 décembre 1995, tant pour le site de production, que pour les bâtiments administratifs et de logements3.

Production

La production aux salins d'Aigues-Mortes est une production classique de sels de mer, localisée en bord de côtes méditerranéennes, sur un sol totalement plat. L'activité maximale se situe en période estivale, afin de bénéficier d'un ensoleillement optimal, pour une évaporation de l'eau et cristallisation du sel sous l'action conjuguée du soleil et du vent4.

Le fonctionnement du salin se fait, par étapes, dans cinq types de bassins consécutifs, reliés entre eux par une circulation de l'eau. Les premiers bassins, les partènements, recueillent l'eau de mer pompée (taux de salinité d'environ 38 g par litre). Les bassins sont, en effet, situés quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, et l'absence de marées importantes en Méditerranée oblige à l'usage de pompes. L'eau circule ensuite de bassins en bassins, son taux de salinité augmentant au fur et à mesure. Ce circuit, d'une longueur de plusieurs dizaines de kilomètres, amène l'eau saumurée aux bassins de réserve5.

Formation des camelles

Les « tables salantes » (ou « cristallisoirs »), derniers bassins, permettant la récolte du sel, sont moins profonds que les précédents. Le taux de salinité atteint alors 260 g de sel par litre d'eau. Il s'agit de la partie la plus marquante de la production : d'une part, par la couleur des bassins, due à la présence d'algues microscopiques dans l'eau, la Dunaliella salina ; d'autre part le mode d'extraction du sel. Une fois la vidange de l'eau effectuée, une couche de 8 à 15 centimètres de sel, le « gâteau de sel » recouvre le fond des bassins. Autrefois récolté manuellement, par les paludiers (ou sauniers), le sel est recueilli de manière mécanique, par des tracteurs à chenilles muni de pelle à l'avant. Le sel ainsi récolté est entreposé sous forme de monticules de 10 à 15 mètres, les camelles6.

Les différents produits des salins d'Aigues-Mortes

Fleur de sel

Les produits des salins d'Aigues Mortes sont vendus sous deux marques commerciales : « La Baleine », « Le Saunier de Camargue ». La production est composée de sel fin, gros sel, et fleur de sel. Cette dernière est proposée tel quelle, ou agrémentée de piments, herbes de Provence, ou d'autres épices

 

http://www.visitesalinsdecamargue.com/

 

Depuis la Tour de Constance nous voyons les Salins quelques explications et nous voilà repartir vers chez nous

Amicalement à vous. Merci de votre passage, et vos petits commentaires...... A plus pour d autres aventures.

La Tour Constance

Le 5 janvier 2017, 19:29 dans Voyage 3

Sur le chemin du retour nous poursuivons notre visite vers la Tour Constance

 

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Intérieur de la tour

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La cheminée

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La coupe , le croquis , les murs de six mètres d épaisseurs.

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Les murs de la tour font six mètres d épaisseur, autant que notre habitation , nous logeons dans six mètres de mur.

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La maison du Gourverneur

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sous divers angles, le chateau du gouverneur, extérieur et côté cours

 

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une partie du rempart

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La Tour fût une prison de femmes protestantes qui ont résister à leur Foi

 

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La vie des femmes prisonnières s organisent dans cette tour, des travaux de coutures, des ouvrages de laines et tissus, surtout la prière et les méditations journalières qui les maintiennent en vie. Peu de visite sauf Marie qui en reçoit quelques unes.

http://www.museeprotestant.org/notice/marie-durand-1712-1776/

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Les Prisonnières Protestantes de la Tour de Constance

En révocant l’Edit de Nantes, Louis XIV interdit le protestantisme.

Ceux qui sont surpris dans les Assemblées clandestines, au "Désert", sont sévèrement réprimés.

Les femmes sont condamnées à être enfermées, souvent pour le reste de leurs jours, dans les prisons du royaume. Celles-ci sont nombreuses dans tout le royaume mais la plus célèbre est, sans aucun doute, la Tour de Constance à Aigues-Mortes (Gard).

Le Musée du Désert rend hommage à ces prisonnières dans une salle qui leur est consacrée. Des plaques rappellent le nom de plus de 130 d’entre elles qui auraient pu être libérées au prix d’une abjuration qu’elles se refusaient à formuler.

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Les notices ci-dessous reprennent et complètent ces noms par des détails retrouvés dans plusieurs sources dont :

 Les Bulletins de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, en particulier celui de 1968 (année qui commémorait la libération des dernières prisonnières de la Tour).
 Charles Sagnier - La tour de Constance et ses prisonnières (Paris, 1880).
 Charles Bost - Les martyrs d’Aigues Mortes (Paris, 1922)
 Charles Bost - Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas Languedoc (Paris, 1912. Réédité en 2001).
 et bien d’autres encore…

http://www.museedudesert.com/article36.html

la suite avec le Musée du Désert dans le Gard

Mémorial Huguenot

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Tour de Constance 30220 Aigues Mortes. 

Tour, où furent enfermées les prisonnières protestantes (dont Marie Durand). En absence de collections, hormis le fameux « résister » gravé sur la margelle du puits par Marie Durand, le lieu propose une scénographie de mannequins assez sobre , des panneaux très explicites sur l’histoire des prisonnières et un téléfilm de Jean Lorenzi « les Prisonnières » tourné sur place. Cet important lieu de mémoire protestant est administré par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites.

 

plaque du mémorial Huguenot de Sète

 

Qui est Marie Durand

 

Marie Durand

Marie Durand (1711-1776) est probablement l’une des plus grandes figures emblématiques des Huguenots. Son jeune âge et les circonstances de son arrestation (elle avait 19 ans et son seul crime était d’être la soeur du pasteur du Désert Pierre Durand) ont marqué le début d’une épreuve qui allait durer près de 40 ans (elle a été prisonnière à la Tour de Constance pendant 38 ans, de 1730 à 1768). Certaines sources affirment qu’elle a été mariée à Matthieu Serres, un homme d’environ 40 ans, apparemment pour sa protection. Toutefois, Marie elle-même, tout comme son père Étienne et Matthieu Serres également, a toujours nié ce fait. La majorité des documents écrits vont aussi dans ce sens. C’est encore à Marie Durand que l’on attribue généralement l’inscription REGISTER (résister, en patois vivarais), gravée sur l’une des pierres de la margelle qui entoure une ouverture en plein centre de la salle des prisonnières dans la Tour de Constance. Pendant toutes ces années de réclusion, Marie Durand a été la conductrice spirituelle des femmes prisonnières avec elle. Dans les mots de Samuel Bastide, « elle se fit [leur] garde-malade inlassable et tendre… elle cousait pour l’une, épelait les lettres d’une autre, écrivait sous la dictée aux amis et aux parents » (Les prisonnières de la tour de Constance, p.43). Marie Durand leur lisait aussi la Bible et les encourageait en puisant dans ses souvenirs des sermons de son frère Pierre, pasteur du désert. Cette femme de foi et de résistance a été enlevée vers son Seigneur au début du mois de juillet 1776, à l’âge de 65 ans, soit à peine 8 ans après sa libération de la Tour de Constance.

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BIBLIOGRAPHIE

  • Les prisonnières de la tour de Constance – pages d’histoire protestante, Samuel Bastide, Musée du Désert
  • La Tour de Constance, André Chamson, Edipro
  • Marie Durand, André Fabre, La Cause
  • Marie Durand et les prisonnières d’Aigues-Mortes, Anne Danclos, Éditions Lanore
  • Marie Durand, Daniel Benoît, Edipro
  • Lettres de Marie Durand, Étienne Gamonnet, Nouvelles Presses du Languedoc
  • La famille Durand du Bouschet de Pranles, Frédéric Mayor, Réveil Publications

 

Voici la maison familiale des Durand (façade). C’est ici que Marie Durand a passé les dernières années de sa vie. Aujourd’hui, cette maison abrite le Musée du Vivarais Protestant, dédié à la mémoire de la famille Durand. C’est avec leur cordiale et aimable permission que je publie les photos qui suivent.

La maison des Durand (vue depuis le côté sud) est située au Bouschet de Pranles, près de Privas, en Ardèche.

Vue sur les différentes sections (pièces) de la maison depuis la cour intérieure.

La maison des Durand regorge de meubles et d’articles divers de l’époque (17e et 18e siècles).

Salle à dîner de la maison des Durand.

À droite sur la photo, le manteau de la cheminée où se trouve la fameuse inscription d’Étienne Durand, « Loué soy Dieu, 1696, E.D. » (voir photo suivante).

Inscription d’Étienne Durand, le père de Pierre et Marie Durand, sur le manteau de la cheminée dans la salle à dîner de la maison familiale.

Les greniers de la maison des Durand nous présentent de magnifiques reconstitutions historiques et culturelles.

Plusieurs objets liés à la vie quotidienne de la famille Durand en Ardèche au XVIIe siècle sont présentés dans les différentes pièces de la maison.

La Bible, la Parole de Dieu, était au coeur même de la vie de cette famille de croyants.

Elle était leur unique autorité en matière de foi et de conduite.

Arrestation de Marie Durand dans la maison familiale en juillet 1730. Marie a alors 19 ans.

Son frère Pierre, quant à lui, sera arrêté, condamné, puis pendu à Montpellier le 22 avril 1732, à l’âge de 32 ans.

(Collection Samuel Bastide, Musée des Vallées Cévenoles, St-Jean-du-Gard)

Plaque commémorative sur la façade de la maison des Durand.

 Marie Durand entre dans la Tour de Constance à l’âge de 19 ans. Elle y demeurera prisonnière pendant 38 ans.

(Collection Samuel Bastide, Musée des Vallées Cévenoles, St-Jean-du-Gard)

Portrait de Marie Durand, dont la robuste constitution avait été ruinée par 38 ans de réclusion et de privations (Bastide).

Tête d’une Cévenole (Étude de Jeanne Lombard).

On peut difficilement ne pas s’imaginer Marie Durand en la regardant.

http://www.tourdeconstance.com/mariedurand/

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Sur l'étendue palustre de la Camargue se decoupe l'enceinte fortifiée d'Aigues Mortes, construite ex nihilo au XIIIe siècle par Saint Louis afin de donner au royaume de France un port sur la Méditérranée. La tour de Constance, un des donjons les plus majestueux de l'architecture du Moyen Age, et les 1634 mètres de remparts flanqués de 20 tours seront achevés en moins de 50 ans. Après une période de rayonnement, la ville va péniblement subsister, conservant intacte, jusqu'à nos jours, une grande partie de son environnement médiéval. La tour de Constance devint tristement célèbre pour avoir servi de prison aux protestantes cévenoles à partir de 1685. Cet usage avait commencé dès 1307 avec les Templiers et ne sera interrompu qu'en 1768.

 

 

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L'histoire des Remparts

 Les origines d'Aigues Mortes

Si on est fixé assez exactement sur la formation géologique du territoire d'Aigues-Mortes, on l'est beaucoup moins sur les origines de ses premiers  habitants et sur l'époque approximative à laquelle ils vinrent se fixer

dans le pays.
Jusqu'au commencement du XIXe siècle, une vieille tradition en attribuait la fondation à Marins, ce général romain qui, 102 ans avant notre ère, avait établi son camp sur les bords du Rhône et, pour la facilité de son ravitaillement avait fait creuser un canal désigné sous le nom de Fossé Marian ou Fossé de Marins. On prétendait que l'agglomération qui s'était formée à l'embouchure du canal de Marins était, devenue la ville d'Aigues- Mortes. Or, il a été démontré péremptoirement, que le camp de Marins se trouvait sur la rive gauche du grand Rhône, et que la bourgade établie à l'extrémité de la Fossie Marienne, était le petit village de Fos, non loin de Marseille. Certains auteurs, sans s'appuyer sur aucun texte, se basant simplement sur sa position topographique, ont considéré Aiguës-Mortes comme une création de l'abbaye de Psalmodi.

Cette abbaye, dont la fondation remonterait au Ve siècle, et dont le monastère a été pillé et incendié par les Sarrazins aux IXe et Xe siècles, se trouvait, au moment des Croisades, propriétaire du territoire sur lequel s'élevait la bourgade d'Aigues-Mortes, territoire qu'elle céda au roi Louis XI par l'échange d'un autre domaine ; ce qui me prouve pas que cette bourgade n'existait pas déjà, lorsque les moines se sont établis a Psalmodi. II semblerait plutôt, que la fondation d'Aigues-Mortes doive remonter à l'origine des salins de Peccais. Il faut bien admettre, en effet, que l'exploitation de salins aussi importants que ceux de Peccais, à une époque où le machinisme était absolument inconnu, nécessitait, sur place ou à proximité, une population suffisante pour fournir la main-d'œuvre indispensable aux divers travaux des salins, et pour les réparations urgentes en cas de dégradations par les eaux du Rhône ou de la nier.

Or, on est absolument certain que les salins de Peccais n'ont

pas été créés par les moines.

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D'après divers auteurs, du XVIIIe siècle, une colonie grecque de l'île de Rhodes, serait venue, quatre ou cinq siècles avant notre ère, se fixer à une embouchure du Rhône, attirée sur cette plage par la douceur du climat et le commerce des sels, et y aurait fondé une ville du nom de Rhoda, à l'endroit où se trouve Peccais, près d'Aiguës-Mortes. Si cette ville a disparu sans laisser de traces, les salins, eux, existent et rien ne prouve qu'ils n'ont pas été créés par cette colonie de Rhodiens.

D'autre part, diverses monnaies et médailles découvertes sur son territoire attestent le séjour des Romains dans la campagne d'Aigues-Mortes ; deux de ces médailles possédées par la famille Teissier, sont décrites dans un inventaire des Archives : l'une de Néron, rappelle une victoire sur les Arméniens, l'an 58 de notre ère ; l'autre de Valons, est du lVe siècle. Mais, s'il est pour l'instant impossible de citer des textes plus précis, affirmant l'existence d'Aigues-Mortes à une date aussi reculée, nous avons la preuve que le port et la bourgade d'Aigues-Mortes ou des Eaux-Mortes existaient bien avant que saint Louis n'en ait fait l'acquisition des moines de Psalmodi en 1248. En effet, divers actes des Xe, XIe et XIIe siècles, cités par Pagezy, font mention de l'église Sainte-Agathe qui se trouvait sur la rive du Petit-Rhône, non loin d'Aigues Mortes ; d'autres actes du XIIIe siècle, cités par le même auteur, ont trait à la vente par un sieur Pons Reynoard Meynes des pâturages de Listel à l'Ordre des Templiers pour le prix de 200 sols melgoriens.

C'est sur ce terrain se trouvait l'église de Saint-Clément, près du grau de la Chèvre. Si ces documents n'indiquent pas l'emplacement exact de la bourgade qui a été le berceau de la ville d'Aigues-Mortes, ils démontrent tout de même que le pays était habité depuis longtemps. Divers auteurs signalent également le départ pour la Syrie, en 1235, d'un navire appelé " Le Paradis", chargé à Aiguës-Mortes de marchandises diverses dont un lot de toiles de Flandre. Enfin, en 1239, une petite croisade conduite par Thibaut IV, roi de Navarre et comte de Champagne, s'embarqua dans le port d'Aigues-Mortes pour les Lieux Saints. L'existence du port et de la bourgade d'Aigues-Mortes est donc incontestable ; la population devait être déjà suffisamment importante pour fournir la main d'œuvre nécessaire aux travaux du port et à l'exploitation des salins

D'une enquête faite en 1298, il ressort qu'avant saint Louis le port était entièrement libre, et qu'il n'y avait dans le pays, ni tour, ni pierre. Il faut donc admettre que, en raison de l'éloignement des carrières et des difficultés de transport, la population primitive construisait son logement et abritait les marchandises qui stationnaient sur le port, avec les matériaux qu'elle avait sous la main : le bois des pinèdes et les roseaux des marais. Il n'y avait aucune administration. Les moines de Psalmodi se chargeaient de la police et percevaient la dîme. Et cette dîme s'élevait parfois au quart des oiseaux et des poissons pris sur les étangs, marais et autres eaux du territoire.

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Les habitants se nourrissaient presque exclusivement de poisson frais et salé ; le pain était inconnu, il n'y avait pais de four. Le sol, absolument inculte ; le territoire entièrement composé, en dehors des marécages, de sable mouvant, de dunes couvertes de pins ou de baisses salées, ne pouvait fournir aucun produit frais : fruits ou légumes. Aucun herbage permettant l'élevage des bestiaux. La population isolée, ne communiquant que très difficilement avec les communautés voisines, menait une existence précaire et misérable. Nous allons voir que, par la suite, malgré les franchises et privilèges accordés par saint Louis, maintenus et confirmés par ses successeurs, même aux périodes de grande prospérité du port, la situation ne s'est guère améliorée et que, jusqu'au XIXe siècle, les générations qui se sont succédées ont toujours été décimées par les maladies et la misère.

 

 

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La ville dans les remparts

 

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Ainsi la fin du reportage . sur Aigues Mortes, bon voyage Amicalement

 

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