Sur le chemin du retour nous poursuivons notre visite vers la Tour Constance

 

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Intérieur de la tour

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La cheminée

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La coupe , le croquis , les murs de six mètres d épaisseurs.

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Les murs de la tour font six mètres d épaisseur, autant que notre habitation , nous logeons dans six mètres de mur.

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La maison du Gourverneur

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sous divers angles, le chateau du gouverneur, extérieur et côté cours

 

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une partie du rempart

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La Tour fût une prison de femmes protestantes qui ont résister à leur Foi

 

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La vie des femmes prisonnières s organisent dans cette tour, des travaux de coutures, des ouvrages de laines et tissus, surtout la prière et les méditations journalières qui les maintiennent en vie. Peu de visite sauf Marie qui en reçoit quelques unes.

http://www.museeprotestant.org/notice/marie-durand-1712-1776/

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Les Prisonnières Protestantes de la Tour de Constance

En révocant l’Edit de Nantes, Louis XIV interdit le protestantisme.

Ceux qui sont surpris dans les Assemblées clandestines, au "Désert", sont sévèrement réprimés.

Les femmes sont condamnées à être enfermées, souvent pour le reste de leurs jours, dans les prisons du royaume. Celles-ci sont nombreuses dans tout le royaume mais la plus célèbre est, sans aucun doute, la Tour de Constance à Aigues-Mortes (Gard).

Le Musée du Désert rend hommage à ces prisonnières dans une salle qui leur est consacrée. Des plaques rappellent le nom de plus de 130 d’entre elles qui auraient pu être libérées au prix d’une abjuration qu’elles se refusaient à formuler.

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Les notices ci-dessous reprennent et complètent ces noms par des détails retrouvés dans plusieurs sources dont :

 Les Bulletins de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, en particulier celui de 1968 (année qui commémorait la libération des dernières prisonnières de la Tour).
 Charles Sagnier - La tour de Constance et ses prisonnières (Paris, 1880).
 Charles Bost - Les martyrs d’Aigues Mortes (Paris, 1922)
 Charles Bost - Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas Languedoc (Paris, 1912. Réédité en 2001).
 et bien d’autres encore…

http://www.museedudesert.com/article36.html

la suite avec le Musée du Désert dans le Gard

Mémorial Huguenot

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Tour de Constance 30220 Aigues Mortes. 

Tour, où furent enfermées les prisonnières protestantes (dont Marie Durand). En absence de collections, hormis le fameux « résister » gravé sur la margelle du puits par Marie Durand, le lieu propose une scénographie de mannequins assez sobre , des panneaux très explicites sur l’histoire des prisonnières et un téléfilm de Jean Lorenzi « les Prisonnières » tourné sur place. Cet important lieu de mémoire protestant est administré par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites.

 

plaque du mémorial Huguenot de Sète

 

Qui est Marie Durand

 

Marie Durand

Marie Durand (1711-1776) est probablement l’une des plus grandes figures emblématiques des Huguenots. Son jeune âge et les circonstances de son arrestation (elle avait 19 ans et son seul crime était d’être la soeur du pasteur du Désert Pierre Durand) ont marqué le début d’une épreuve qui allait durer près de 40 ans (elle a été prisonnière à la Tour de Constance pendant 38 ans, de 1730 à 1768). Certaines sources affirment qu’elle a été mariée à Matthieu Serres, un homme d’environ 40 ans, apparemment pour sa protection. Toutefois, Marie elle-même, tout comme son père Étienne et Matthieu Serres également, a toujours nié ce fait. La majorité des documents écrits vont aussi dans ce sens. C’est encore à Marie Durand que l’on attribue généralement l’inscription REGISTER (résister, en patois vivarais), gravée sur l’une des pierres de la margelle qui entoure une ouverture en plein centre de la salle des prisonnières dans la Tour de Constance. Pendant toutes ces années de réclusion, Marie Durand a été la conductrice spirituelle des femmes prisonnières avec elle. Dans les mots de Samuel Bastide, « elle se fit [leur] garde-malade inlassable et tendre… elle cousait pour l’une, épelait les lettres d’une autre, écrivait sous la dictée aux amis et aux parents » (Les prisonnières de la tour de Constance, p.43). Marie Durand leur lisait aussi la Bible et les encourageait en puisant dans ses souvenirs des sermons de son frère Pierre, pasteur du désert. Cette femme de foi et de résistance a été enlevée vers son Seigneur au début du mois de juillet 1776, à l’âge de 65 ans, soit à peine 8 ans après sa libération de la Tour de Constance.

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BIBLIOGRAPHIE

  • Les prisonnières de la tour de Constance – pages d’histoire protestante, Samuel Bastide, Musée du Désert
  • La Tour de Constance, André Chamson, Edipro
  • Marie Durand, André Fabre, La Cause
  • Marie Durand et les prisonnières d’Aigues-Mortes, Anne Danclos, Éditions Lanore
  • Marie Durand, Daniel Benoît, Edipro
  • Lettres de Marie Durand, Étienne Gamonnet, Nouvelles Presses du Languedoc
  • La famille Durand du Bouschet de Pranles, Frédéric Mayor, Réveil Publications

 

Voici la maison familiale des Durand (façade). C’est ici que Marie Durand a passé les dernières années de sa vie. Aujourd’hui, cette maison abrite le Musée du Vivarais Protestant, dédié à la mémoire de la famille Durand. C’est avec leur cordiale et aimable permission que je publie les photos qui suivent.

La maison des Durand (vue depuis le côté sud) est située au Bouschet de Pranles, près de Privas, en Ardèche.

Vue sur les différentes sections (pièces) de la maison depuis la cour intérieure.

La maison des Durand regorge de meubles et d’articles divers de l’époque (17e et 18e siècles).

Salle à dîner de la maison des Durand.

À droite sur la photo, le manteau de la cheminée où se trouve la fameuse inscription d’Étienne Durand, « Loué soy Dieu, 1696, E.D. » (voir photo suivante).

Inscription d’Étienne Durand, le père de Pierre et Marie Durand, sur le manteau de la cheminée dans la salle à dîner de la maison familiale.

Les greniers de la maison des Durand nous présentent de magnifiques reconstitutions historiques et culturelles.

Plusieurs objets liés à la vie quotidienne de la famille Durand en Ardèche au XVIIe siècle sont présentés dans les différentes pièces de la maison.

La Bible, la Parole de Dieu, était au coeur même de la vie de cette famille de croyants.

Elle était leur unique autorité en matière de foi et de conduite.

Arrestation de Marie Durand dans la maison familiale en juillet 1730. Marie a alors 19 ans.

Son frère Pierre, quant à lui, sera arrêté, condamné, puis pendu à Montpellier le 22 avril 1732, à l’âge de 32 ans.

(Collection Samuel Bastide, Musée des Vallées Cévenoles, St-Jean-du-Gard)

Plaque commémorative sur la façade de la maison des Durand.

 Marie Durand entre dans la Tour de Constance à l’âge de 19 ans. Elle y demeurera prisonnière pendant 38 ans.

(Collection Samuel Bastide, Musée des Vallées Cévenoles, St-Jean-du-Gard)

Portrait de Marie Durand, dont la robuste constitution avait été ruinée par 38 ans de réclusion et de privations (Bastide).

Tête d’une Cévenole (Étude de Jeanne Lombard).

On peut difficilement ne pas s’imaginer Marie Durand en la regardant.

http://www.tourdeconstance.com/mariedurand/

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Sur l'étendue palustre de la Camargue se decoupe l'enceinte fortifiée d'Aigues Mortes, construite ex nihilo au XIIIe siècle par Saint Louis afin de donner au royaume de France un port sur la Méditérranée. La tour de Constance, un des donjons les plus majestueux de l'architecture du Moyen Age, et les 1634 mètres de remparts flanqués de 20 tours seront achevés en moins de 50 ans. Après une période de rayonnement, la ville va péniblement subsister, conservant intacte, jusqu'à nos jours, une grande partie de son environnement médiéval. La tour de Constance devint tristement célèbre pour avoir servi de prison aux protestantes cévenoles à partir de 1685. Cet usage avait commencé dès 1307 avec les Templiers et ne sera interrompu qu'en 1768.

 

 

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L'histoire des Remparts

 Les origines d'Aigues Mortes

Si on est fixé assez exactement sur la formation géologique du territoire d'Aigues-Mortes, on l'est beaucoup moins sur les origines de ses premiers  habitants et sur l'époque approximative à laquelle ils vinrent se fixer

dans le pays.
Jusqu'au commencement du XIXe siècle, une vieille tradition en attribuait la fondation à Marins, ce général romain qui, 102 ans avant notre ère, avait établi son camp sur les bords du Rhône et, pour la facilité de son ravitaillement avait fait creuser un canal désigné sous le nom de Fossé Marian ou Fossé de Marins. On prétendait que l'agglomération qui s'était formée à l'embouchure du canal de Marins était, devenue la ville d'Aigues- Mortes. Or, il a été démontré péremptoirement, que le camp de Marins se trouvait sur la rive gauche du grand Rhône, et que la bourgade établie à l'extrémité de la Fossie Marienne, était le petit village de Fos, non loin de Marseille. Certains auteurs, sans s'appuyer sur aucun texte, se basant simplement sur sa position topographique, ont considéré Aiguës-Mortes comme une création de l'abbaye de Psalmodi.

Cette abbaye, dont la fondation remonterait au Ve siècle, et dont le monastère a été pillé et incendié par les Sarrazins aux IXe et Xe siècles, se trouvait, au moment des Croisades, propriétaire du territoire sur lequel s'élevait la bourgade d'Aigues-Mortes, territoire qu'elle céda au roi Louis XI par l'échange d'un autre domaine ; ce qui me prouve pas que cette bourgade n'existait pas déjà, lorsque les moines se sont établis a Psalmodi. II semblerait plutôt, que la fondation d'Aigues-Mortes doive remonter à l'origine des salins de Peccais. Il faut bien admettre, en effet, que l'exploitation de salins aussi importants que ceux de Peccais, à une époque où le machinisme était absolument inconnu, nécessitait, sur place ou à proximité, une population suffisante pour fournir la main-d'œuvre indispensable aux divers travaux des salins, et pour les réparations urgentes en cas de dégradations par les eaux du Rhône ou de la nier.

Or, on est absolument certain que les salins de Peccais n'ont

pas été créés par les moines.

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D'après divers auteurs, du XVIIIe siècle, une colonie grecque de l'île de Rhodes, serait venue, quatre ou cinq siècles avant notre ère, se fixer à une embouchure du Rhône, attirée sur cette plage par la douceur du climat et le commerce des sels, et y aurait fondé une ville du nom de Rhoda, à l'endroit où se trouve Peccais, près d'Aiguës-Mortes. Si cette ville a disparu sans laisser de traces, les salins, eux, existent et rien ne prouve qu'ils n'ont pas été créés par cette colonie de Rhodiens.

D'autre part, diverses monnaies et médailles découvertes sur son territoire attestent le séjour des Romains dans la campagne d'Aigues-Mortes ; deux de ces médailles possédées par la famille Teissier, sont décrites dans un inventaire des Archives : l'une de Néron, rappelle une victoire sur les Arméniens, l'an 58 de notre ère ; l'autre de Valons, est du lVe siècle. Mais, s'il est pour l'instant impossible de citer des textes plus précis, affirmant l'existence d'Aigues-Mortes à une date aussi reculée, nous avons la preuve que le port et la bourgade d'Aigues-Mortes ou des Eaux-Mortes existaient bien avant que saint Louis n'en ait fait l'acquisition des moines de Psalmodi en 1248. En effet, divers actes des Xe, XIe et XIIe siècles, cités par Pagezy, font mention de l'église Sainte-Agathe qui se trouvait sur la rive du Petit-Rhône, non loin d'Aigues Mortes ; d'autres actes du XIIIe siècle, cités par le même auteur, ont trait à la vente par un sieur Pons Reynoard Meynes des pâturages de Listel à l'Ordre des Templiers pour le prix de 200 sols melgoriens.

C'est sur ce terrain se trouvait l'église de Saint-Clément, près du grau de la Chèvre. Si ces documents n'indiquent pas l'emplacement exact de la bourgade qui a été le berceau de la ville d'Aigues-Mortes, ils démontrent tout de même que le pays était habité depuis longtemps. Divers auteurs signalent également le départ pour la Syrie, en 1235, d'un navire appelé " Le Paradis", chargé à Aiguës-Mortes de marchandises diverses dont un lot de toiles de Flandre. Enfin, en 1239, une petite croisade conduite par Thibaut IV, roi de Navarre et comte de Champagne, s'embarqua dans le port d'Aigues-Mortes pour les Lieux Saints. L'existence du port et de la bourgade d'Aigues-Mortes est donc incontestable ; la population devait être déjà suffisamment importante pour fournir la main d'œuvre nécessaire aux travaux du port et à l'exploitation des salins

D'une enquête faite en 1298, il ressort qu'avant saint Louis le port était entièrement libre, et qu'il n'y avait dans le pays, ni tour, ni pierre. Il faut donc admettre que, en raison de l'éloignement des carrières et des difficultés de transport, la population primitive construisait son logement et abritait les marchandises qui stationnaient sur le port, avec les matériaux qu'elle avait sous la main : le bois des pinèdes et les roseaux des marais. Il n'y avait aucune administration. Les moines de Psalmodi se chargeaient de la police et percevaient la dîme. Et cette dîme s'élevait parfois au quart des oiseaux et des poissons pris sur les étangs, marais et autres eaux du territoire.

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Les habitants se nourrissaient presque exclusivement de poisson frais et salé ; le pain était inconnu, il n'y avait pais de four. Le sol, absolument inculte ; le territoire entièrement composé, en dehors des marécages, de sable mouvant, de dunes couvertes de pins ou de baisses salées, ne pouvait fournir aucun produit frais : fruits ou légumes. Aucun herbage permettant l'élevage des bestiaux. La population isolée, ne communiquant que très difficilement avec les communautés voisines, menait une existence précaire et misérable. Nous allons voir que, par la suite, malgré les franchises et privilèges accordés par saint Louis, maintenus et confirmés par ses successeurs, même aux périodes de grande prospérité du port, la situation ne s'est guère améliorée et que, jusqu'au XIXe siècle, les générations qui se sont succédées ont toujours été décimées par les maladies et la misère.

 

 

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La ville dans les remparts

 

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Ainsi la fin du reportage . sur Aigues Mortes, bon voyage Amicalement