Qui est Martin Luther ?

Luther est un moine, professeur de théologie. Il critique les pratiques de l’Église catholique, comme la vente des indulgences, qu’il trouve contraires à l’enseignement de la Bible. Excommunié en 1521 par le pape Léon X, il est protégé par le prince allemand, Frédéric le Sage. Grâce à ce protecteur, il peut développer ses idées réformatrices et constituer en Allemagne les bases des premières Églises protestantes. Ses idées se répandent très vite en Europe, notamment grâce à l’imprimerie.

 

Le moine Luther devient réformateur

  • Luther (1483-1546) Luther (1483-1546) © Musée Calvin de Noyon

Martin Luther est né le 10 novembre 1483 en Allemagne, à Eisleben. Il étudie le droit à Erfurt. En 1505, pris dans un orage très violent, il fait le vœu de se faire moine s’il échappe à la foudre.

Il entre alors au couvent des moines augustins. Il est ordonné prêtre en 1507 et devient docteur en théologie en 1512. Il part alors enseigner la théologie à Wittenberg, ville du prince Frédéric le Sage. Luther n’est plus d’accord avec les pratiques de l’Église catholique et il commence à la critiquer très ouvertement à partir de 1517, à cause du commerce des indulgences. En effet, les indulgences sont présentées comme si, en les achetant, on pouvait échapper au purgatoire. En réalité, elles servent à financer la construction de la basilique Saint-Pierre à Rome.

L’étude de la Bible change sa vision de l’Église

  • Luther à la Wartburg Luther à la Wartburg © S.H.P.F.

Luther est excommunié par le pape Léon X en 1521. Il est convoqué par l’empereur Charles Quint à la diète de Worms, qui le met au ban de l’Empire. Le protecteur de Luther, le prince Frédéric le Sage, le fait alors enlever, pour l’installer au château de la Wartburg. Là, Luther peut continuer son travail d’étude et de traduction de la Bible. Pendant ce temps, à Wittenberg, des partisans de Luther veulent aller plus loin dans la réforme de l’Église : ils s’en prennent aux prêtres et saccagent des églises. Luther intervient pour calmer les esprits.

Puis, en 1525, de nombreux paysans se révoltent en Allemagne du Sud au nom des idées de Luther. Celui-ci demande aux princes d’agir pour restaurer la paix civile. Cette guerre des paysans est un épisode sanglant.

Toujours en 1525, Martin Luther, qui n’est plus moine depuis 1521, se marie avec une ancienne religieuse : Catherine de Bora. Ils ont six enfants.

Les idées de Luther commencent à diviser l’Europe

  • Luther (1483-1546) - Eglise des Billettes (75) Luther (1483-1546) - Eglise des Billettes (75) © O. d'Haussonville

Les idées de Luther gagnent du terrain. Peu à peu, elles aboutissent à la confession d’Augsbourg, qui est présentée à Charles Quint en 1530. L’empereur la refuse, il veut que tout le monde revienne vers l’Église catholique. Mais c’est trop tard, plusieurs princes allemands sont déjà acquis aux thèses de Luther, lesquelles vont s’étendre dans l’Europe de la Renaissance.

Elles conquièrent notamment les souverains des pays scandinaves et anglo-saxons, et se développent en France malgré l’opposition du roi.

Luther meurt en 1546 : il est considéré comme le père du protestantisme et reconnu comme l’un des plus grands théologiens de son temps.

 

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Qui est Jean Calvin ?

Jean Calvin est un juriste, humaniste, qui adhère aux idées nouvelles de Martin Luther et devient un grand théologien. Obligé de quitter la France pour Genève, c’est là qu’il bâtit le modèle des Églises réformées. Genève devient une ville- phare du protestantisme.

 

L’humaniste Jean Calvin devient réformateur

  • Calvin jeune (1509-1564) Calvin jeune (1509-1564) © Musée de la Réformation Genève

Né à Noyon, en Picardie, en 1509, Jean Calvin étudie d’abord le droit, puis la théologie. Il voyage pour ses études à Orléans et à Bourges et fréquente les milieux humanistes. Ces milieux sont favorables à une réforme de l’Église. Calvin est à Paris, en 1534, quand éclate l’affaire des placards. Des affiches (appelées placards) contre la messe, le pape et les prêtres, sont posées à Paris, à Orléans, à Amboise et à Blois, jusque devant la porte de la chambre du roi. La répression est sévère. C’est un peu avant l’affaire que Calvin a rompu avec l’Église catholique. Il part se réfugier à Bâle, où il commence à écrire son œuvre majeure : L’Institution de la religion chrétienne, qui est éditée en 1536 en latin.

De Bâle à Genève

  • Calvin présidant un colloque à Genève en 1549 Calvin présidant un colloque à Genève en 1549 © S.H.P.F.

Jean Calvin veut se rendre à Strasbourg. Il est obligé de s’arrêter à Genève, du fait des guerres. Il y rencontre Guillaume Farel, qui est le pasteur de la ville, passée à la Réforme protestante. Farel demande à Calvin de rester à Genève pour l’aider à instaurer l’Église protestante, Calvin y reste de 1536 à 1538. Puis, s’étant opposé au gouvernement de la ville, il est expulsé avec Farel et s’installe à Strasbourg, ville protestante, où il est pasteur de 1538 à 1541. C’est là qu’il se marie, en 1540, avec Idelette de Bure, veuve et mère de deux enfants. Un enfant naît en 1541 mais meurt en bas âge.

En 1540, les Genevois demandent à Calvin de revenir.

Genève, ville-phare du protestantisme

  • Jean Calvin (1509-1564) Jean Calvin (1509-1564) © Musée historique de la Réformation, en dépôt au Musée international de la Réforme, Genève
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À son retour à Genève, en 1541, Calvin prêche deux fois le dimanche et un jour sur deux en semaine. Il suit toujours un livre de la Bible.

En 1541, Calvin publie une nouvelle version de L’Institution de la religion chrétienne, cette fois-ci en français.

C’est l’un des premiers livres de théologie protestante en français. Les écrits de Calvin sont très nombreux : commentaires bibliques, ouvrages de théologie, lettres, etc. Tous sont écrits en français, afin de ne pas être réservés au clergé.

Des communautés se sont constituées en France, Calvin les appelle des Églises plantées. Il les encourage en leur envoyant des pasteurs formés à l’Académie de Genève.

À partir de 1555, l’autorité de Calvin à Genève n’est plus contestée. Le modèle genevois se diffuse largement en Europe.

Jean Calvin meurt le 27 mai 1564.

 

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Les idées de Martin Luther

Martin Luther est un prédicateur, un théologien et un traducteur

 

Grand lecteur de la Bible, il condamne certaines croyances de l’Église catholique :

  • Le salut par les œuvres : pour ne pas aller en enfer, le catholique doit faire les bonnes actions que l’Église recommande (les pèlerinages, l’aumône aux pauvres, l’achat d’indulgences…) ;
  • Le culte de la Vierge et des Saints.

Il affirme que le Salut est un don de Dieu : c’est le « Salut par grâce ».

Il critique le pouvoir du pape de décider ce qu’il faut ou ne faut pas croire.

Dans les 95 thèses contres les indulgences, il écrit à la 45e thèse : « Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui voyant son prochain dans l’indigence, le délaisse pour acheter des indulgences, ne s’achète pas l’indulgence du Pape mais l’indignation de Dieu. »

La 45e thèse de Luther signifie que pour plaire à Dieu, il faut aider les pauvres, au lieu de dépenser son argent à acheter des indulgences à l’Église, car elles ne servent à rien.

 

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Les idées de Jean Calvin

Calvin prolonge les idées de Luther. Il aide les Églises protestantes de langue française à se développer. Il insiste sur la prédestination qui libère l’homme du souci d’avoir à se préoccuper de ce qui se passera après sa mort pour qu’il puisse honorer Dieu et faire le bien.

 

Les débuts de Calvin, théologien

Calvin et l’organisation de l’Église

Calvin réorganise l’Église selon des principes toujours actuels :

  • le culte se fait dans la langue utilisée par les fidèles dans la vie quotidienne ;
  • l’Église locale est dirigée par un conseil dont les membres sont élus parmi l’assemblée des fidèles et présidé par le pasteur.

Calvin et l’éducation

Calvin donne une grande importance à l’éducation :

  • pour que chacun puisse lire la Bible, qui est au centre du protestantisme, il faut apprendre à lire aux enfants. Calvin va donc créer des écoles et des collèges.

 

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Les événements de la rupture

Plusieurs événements caractérisent la rupture que la Réforme protestante provoque avec l’ordre religieux ancien dominé par l’Église catholique.

 

Les 95 thèses contre les indulgences

  • Luther affichant ses thèses à Wittenberg Luther affichant ses thèses à Wittenberg © S.H.P.F.

Le 31 octobre 1517, Luther affiche les 95 thèses contre les indulgences qu’il adresse au nouvel archevêque de Mayence.

Il y dénonce certaines pratiques de l’Église catholique, comme la vente d’indulgences. Cet acte est le point de départ de la Réforme car le pape ne peut accepter les idées développées dans ces thèses : elles remettent en cause son pouvoir.

En 1520, Luther brûle la bulle par laquelle le pape lui ordonne de se rétracter

Il est demandé à plusieurs reprises à Luther de renoncer à ses idées. Luther refuse. Il brûle publiquement la bulle du pape (une bulle est une lettre officielle du pape).

Luther affirme que la Bible est la seule autorité et qu’elle passe avant l’autorité du pape.

Luther (Eric Till), © Panoceanic Films - Artedis

La diète de Worms

  • Luther à la diète de Worms Luther à la diète de Worms © S.H.P.F.

Les idées de Luther commencent à se répandre en Allemagne et hors d’Allemagne.

En 1521, après avoir été excommunié par le pape, Luther est convoqué à Worms (en Allemagne) par l’empereur Charles Quint. Une nouvelle fois, il lui est demandé de renoncer à ses idées. Une fois de plus, Luther refuse.

Le prince Frédéric le Sage prend Luther sous sa protection. Il le cache au château de la Wartburg (Allemagne). Luther y traduit le Nouveau Testament en allemand et continue à développer ses idées.

Les idées de Luther se répandent dans toute l’Europe : la Réforme est lancée.

Le mariage de Luther

Le 13 juin 1525, Luther, qui est un ancien moine, épouse Catherine Bora, une ancienne nonne, avec laquelle il aura six enfants !

Luther (Eric Till), © Panoceanic Films - Artedis

 

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Les conséquences religieuses de la rupture

Les courants luthérien et calviniste de la Réforme aboutissent à la création de nouvelles Églises chrétiennes, indépendantes de l’Église catholique. Le protestantisme prend des formes multiples selon les contextes politiques.

Ces Églises protestantes se caractérisent par une théologie, des sacrements, des pratiques religieuses, une musique, une architecture… différents de ceux de l’Église catholique.

 

Théologie

  • Bible King James (1611) Bible King James (1611) © Collection Privée

La Bible est la seule autorité.

Jésus-Christ est le Sauveur et le seul médiateur (intermédiaire) entre Dieu et les hommes : les protestants ne prient donc ni Marie ni les saints.

L’homme est pécheur : il ne peut être sauvé par ses bonnes actions, mais seulement par la grâce de Dieu.

Sacrements

Sur les sept sacrements de l’Église catholique, les protestants n’en retiennent que deux : le baptême et la Cène (qui correspond à l’eucharistie chez les catholiques), car ce sont les deux seuls sacrements mentionnés dans la Bible.

La Sainte Cène est donnée sous les deux espèces : le pain et le vin, contrairement aux catholiques.

Services religieux

  • Pasteur Antoine Vermeil Pasteur Antoine Vermeil © S.H.P.F.

Les réformateurs imposent que le culte (service religieux des protestants) se déroule dans la langue courante du pays : il faut que les participants comprennent !

Musique et chants

Dans l’Église catholique au début du XVIe siècle, la musique religieuse était chantée en latin dans le chœur de l’église par des religieux.

Les réformateurs veulent rendre la musique aux fidèles, c’est-à-dire faire chanter la communauté.

Le chant d’Église subit donc de nombreuses transformations : les Psaumes sont chantés dans la langue quotidienne, parfois sur des mélodies populaires.

O Seigneur ; ta fidélité (Psaume 36, 1er couplet)

« O Seigneur ta fidélité
Remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts,
Tes jugements sont plus profonds
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race ;
Les hommes se rassembleront
Au retour de toi, ils trouveront
Leur paix devant ta face. »
© Zamariel

Architecture religieuse

  • Lyon (69), intérieur du Temple de Paradis (1564) Lyon (69), intérieur du Temple de Paradis (1564) © Fonds B.P.U. Genève

Un temple est d’abord un lieu où tout est organisé pour que le croyant se concentre sur la Parole prêchée. Aussi, la chaire est au centre.

Un temple n’est pas un lieu sacré.

Dans un temple, il n’y a ni statues, ni art sacré : les protestants recherchent la sobriété.

Peu importe la forme du bâtiment, il peut être rond, rectangulaire, octogonal… Le plan n’est pas imposé mais permet à l’auditoire de bien voir et bien entendre la prédication.

 

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Les conséquences politiques
de la rupture

La rupture entre catholiques et protestants entraîne de nombreux conflits.

La France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la grande majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu’une importante minorité rejoint la Réforme. Le principe de la coexistence de deux religions dans le même royaume se révèle inapplicable. La guerre ne peut être évitée : c’est l’échec de la coexistence pacifique entre catholiques et protestants.

 

L'échec du colloque de Poissy (1561)

  • Colloque de Poissy (9 septembre 1561) Colloque de Poissy (9 septembre 1561) © S.H.P.F.
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Pour éviter la guerre civile entre catholiques et protestants, Catherine de Médicis réunit à Poissy des théologiens des deux partis pour tenter de les réconcilier : c’est un échec ; aucun accord ne peut être trouvé. Les guerres de religion éclatent dès l’année suivante (1562).

La pacification du royaume

Henri IV, roi de France depuis 1589, impose en 1598 l’édit de Nantes. C’est la fin des guerres de religion.

Les protestants sont reconnus officiellement et peuvent tenir des registres d’état-civil ; le culte protestant peut être célébré, sans être inquiété, en de nombreux endroits.

Cette nouvelle situation renforce l’autorité du roi, qui a réussi à imposer sa loi dans tout le pays : c’est le début de la construction du pouvoir absolu du roi de France.

Les conséquences politiques en Europe

La paix d’Augsbourg (1555) met fin aux guerres de religion en Allemagne : elle accorde à tous les États allemands le choix de leur religion, entre le catholicisme et le protestantisme. L’Allemagne du Nord devient protestante, alors que l’Allemagne du Sud reste catholique.

Dans plusieurs États européens, les idées de la Réforme sont adoptées sans opposition et ne provoquent pas de troubles politiques : c’est le cas en Suède, au Danemark, en Norvège.

 

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Les conséquences culturelles de la rupture

La Réforme protestante participe pleinement à la révolution culturelle commencée par les humanistes.

A cette époque, la croyance détermine, avant toute chose, la manière de vivre, la manière de comprendre le monde et les rapports entre l’homme et son environnement.

Quels sont les traits principaux des conséquences culturelles de la Réforme ?

 

L’Europe religieuse vers 1600

  • L'Europe religieuse vers 1620 L'Europe religieuse vers 1620 © Musée virtuel du Protestantisme

A la fin du XVIe siècle, l’Europe religieuse est partagée en 4 zones d’influence :

  • au Nord, le protestantisme (sous diverses formes),
  • au Sud, le catholicisme,
  • à l’Est, le monde orthodoxe,
  • aux marges Sud de l’Europe, l’islam.

L’importance des mots : une alphabétisation nécessaire

  • Bible d'Olivétan en français, Edition de 1535 par Pierre de Wingle à Neuchâtel Bible d’Olivétan en français, Edition de 1535 par Pierre de Wingle à Neuchâtel © Fonds Société Biblique / Marc Gantier

En 1535, l’humaniste Pierre Robert (dit aussi Olivétan) traduit pour la première fois la Bible en français à partir des textes originaux (hébreu et grec). Il reste aujourd’hui 110 exemplaires de l’édition originale – ce qui est un record et montre qu’elle était très diffusée.

Les bibles de petit format, plus maniables et moins chères, rencontrent un grand succès tout au long du XVIe siècle. Pour les diffuser, les éditeurs les confient à des colporteurs, commerçants voyageurs, qui les transportent dans leurs bagages avec d’autres livres protestants.

Le protestantisme donne naissance aux XVIe et XVIIe siècles à une littérature (poésie et théâtre) qui s’inspire de la Bible. Clément Marot et Théodore de Bèze traduisent les Psaumes de la Bible, les mettent en vers, et des compositeurs comme Claude Goudimel les mettent en musique : les Psaumes sont des chants que les protestants chantent au temple, mais aussi à la maison, ou dans les champs. Le psaume 68, mis en vers par Théodore de Bèze et accompagné d’une mélodie allemande, devient le chant de guerre des protestants, surtout pendant la guerre des Camisards (1702-1704) :

Psaume des Batailles (Psaume 68)

« Que Dieu se montre seulement,
et on verra soudainement
abandonner la place.
Le camp des ennemis épars,
épouvanté de toutes parts,
fuira devant sa face :
Dieu les fera tous s’enfuir,
ainsi qu’on voit s’évanouir
un amas de fumée.
Comme la cire auprès du feu,
ainsi des méchants devant Dieu
la force est consumée… »
© La Cause

Un des plus célèbres représentants de cette littérature protestante est Agrippa d’Aubigné (1552-1630), auteur des poèmes intitulés Les Tragiques.

Le rapport à l’art figuratif

  • Rembrandt, Les Pèlerins d'Emmaüs Rembrandt, Les Pèlerins d'Emmaüs © Wikipedia Commons (www.artdaily.org)

La Réforme donne aux artistes protestants l’occasion de renouveler les thèmes de la peinture.

A côté d’illustrations de la Bible, les peintres s’intéressent aux sujets profanes : portraits, autoportraits, paysages…

La Hollande est l’un des pays où se développe cette approche.

Rembrandt (1606-1669) ou Franz Hals (1583-1666), par exemple, peignent des sujets profanes qui montrent l’existence humaine dans sa réalité : ses passions (le jeu, les banquets…), ses obligations (le travail, le commerce…), ses préoccupations quotidiennes (la vie de famille…).

C’est une peinture vivante, simple et moderne dans son inspiration.

En quoi le protestantisme a-t-il favorisé l'essor de la modernité ?

La Réforme est d’abord religieuse :

  • la pratique religieuse encourage l’individu à se prendre en charge ;
  • le protestantisme, en affirmant l’égalité des individus devant Dieu, insiste sur leurs responsabilités dans le monde ;
  • avec la Réforme, la croyance et le rapport à Dieu cessent d’être des recours magiques.

Mais sans l’avoir recherché, elle a favorisé le développement de la modernité :

  • c’est le développement d’une économie où l’industrie occupe de plus en plus de place ;
  • c’est le développement de l’éducation : les individus acquièrent des outils de réflexion qui les rendent plus autonomes.

 

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Bilan : naissance et affirmation du protestantisme

L’humanisme des XVe et XVIe siècles a renouvelé les savoirs, favorisé l’étude des textes anciens et encouragé ainsi une lecture directe de la Bible. L’invention de l’imprimerie en a permis une large diffusion. Ce terrain a été favorable à la Réforme protestante.

Au début du XVIe siècle, dans un contexte de vie plutôt instable, les chrétiens craignent la fin du monde et redoutent le jugement de Dieu. L’Église propose diverses solutions qui pourraient calmer la peur du fidèle, en particulier l’achat d’indulgences ; mais des critiques s’élèvent contre ces solutions et en appellent à une réforme de l’Église.

C’est ce qui donne peu à peu naissance à une crise religieuse et politique qui finit par créer une nouvelle confession chrétienne : le protestantisme.

Le mot « protestant » au sens religieux fait son apparition au XVIe siècle, lorsque les princes convertis aux thèses de Luther élèvent une « protestation » contre les mesures prises à l’encontre du réformateur.

Les réformateurs comme Luther ou Calvin propagent des idées nouvelles : la foi seule, la grâce seule, l’Écriture seule.

Ces idées connaissent un grand retentissement dans toute l’Europe, mais elles s’implantent surtout en Europe du Nord. Cela a entraîné des divisions politiques et des guerres qui ont opposé pays protestants et pays catholiques.

La Réforme n’est pas seulement un mouvement religieux : elle a eu des conséquences culturelles et sociales qui sont visibles encore aujourd’hui.

Le parcours sur la crise religieuse au XVIe siècle est terminé.
Évalue maintenant tes connaissances !

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ici voir les questions pour répondre au jeu

https://www.museeprotestant.org/notice/validation-du-parcours/

J apprécie , ce parcours très pédagogique sur le Protestatisme et vous ? c est intéressant ? non ! A vous de jouer Amicalement