Spasmonline : la spasmophilie expliquée

 

Définitions
La spasmophilie est un syndrome associant
une hypersensibilité

Hypersensibilité : façon exacerbée de ressentir et/ou de réagir à un stimulus externe ou interne.
Les allergies sont des hypersensibilités.
Toute hypersensibilité entraîne des réactions de l'organisme dans un but défensif.

et un état anxieux

Angoisse : impression d'appréhension, de grande inquiétude s'accompagnant d'un sentiment d'anxiété et de symptômes physiques.
Biologiquement, c'est une réaction engendrée par le système orthosympathique.


La spasmophilie regroupe donc des troubles à la fois physiologiques et psychologiques.

réaction organisme Nous sommes dans un état auto-entretenu :

La spasmophilie n'est pas une maladie.
Notre organisme est hypersensible et ses réactions face aux situations stressantes sont disproportionnées. Il y a somatisation.

Une des première choses et de comprendre et admettre qu'il n'y a rien de grave, puis d'apprendre à gérer tout ce qui peut être cause de réaction, et en premier lieu nos propres peurs face aux réactions de notre organisme.
  

Les symptômes les plus courants
Symptômes psychologiques :

• problèmes de concentration,
• confusion,
• obsessions,
• phobies,
• hypocondrie,
• nervosité,
• irritabilité,
• manque de confiance,
• problèmes relationnels
• agoraphobie...
Symptômes physiologiques :

• fatigue,
• troubles du sommeil,
• maux de tête,
• flou visuel, mouches devant les yeux,
• acouphènes(bourdonnements d'oreilles),
• boule dans la gorge,
• bouche et gorge sèches,
• oppression,
• manque d'air,
• impression de froid / de chaud,
• douleurs du cou ou du dos,
• douleurs musculaires,


• palpitations, tachycardie,
• hypertension / hypotension,
• points au cœur,
• aérophagie,
• brûlures d'estomac,
• spasmes douloureux des intestins,
• diarrhée ou constipation,
• douleur du bas ventre,
• paupière qui saute,
• tremblements,
• contractures, crampes,
• manque de tonus musculaire,
• dermatoses...


Un rôle psychologique trop souvent minimisé
Quelques définitions pour mieux comprendre :

La peur : vient du latin pavor qui signifie peur.

Elle se rapporte à quelque chose de concret (animal, objet...) ou d'imaginaire (échec, ridicule...), mais la situation menaçante est bien là, définie ou perceptible.

Elle déclenche la libération d'hormones (adrénaline entre autres) qui nous aide à réagir de façon adaptée et optimale.


L'angoisse : vient du latin angustia qui signifie resserrement, étroitesse. On retrouve dans cette définition l'idée d'oppression et donc de symptôme physique.

Si l'objet n'est pas présent on ne parle plus de peur.
On parle d'anxiété, si il n'est pas présent mais que l'on en connaît la cause.

Pour le sentiment d'angoisse, il apparaît de façon inopinée, inexpliquée et brutale, sans objet ou raison manifeste. Il se distingue également de la peur par le fait qu'ils'accompagne toujours de douleurs (voir symptômes ci-dessus).

Il est une réaction physiobiologique en conséquence d'une évaluation entraînant la peur. Biologiquement, c'est une réaction engendrée par le système sympathique.
  Le stress : c'est un sentiment qui nous oppresse et que l'on éprouve lorsque l'on a peur de ne pas mener une chose à bien, par exemple.

Il se manifeste par des tensions musculaires, une accélération du ryhtme cardiaque et de la respiration.

Il provoque dans l’organisme des modifications pouvant être à l’origine de perturbations plus ou moins graves, comme par exemple une dépression du système immunitaire.



Le psychique et le physique : une totale interaction.

Comme les 3 définitions le montrent, les réactions psychologiques à un évènement induisent une adaption de l'organisme pour répondre de façon optimal.

Mais l'inverse est également vrai : un désorde organique peut entraîner des désordres psychologiques.

Les hormones, qui ont un peu le rôle de messager, sont sécrétées et transmises aux organes qui doivent être sollicités.
(l'adréline en cas de peur, l'endorphine pour bloquer la transmission de la douleur par exemple).



Vers une compréhension de l'aspect physiologique

Le corps fonctionne grâce :
• au système nerveux qui permet la transmission des informations,
• au réseau sanguin qui transporte les éléments vitaux aux organes,
• mais aussi aux hormones qui donnent les ordres à l'organisme.



Le système nerveux

système nerveux


Les deux systèmes gèrent les mêmes organes mais de façon antagoniste (inverse) pour garder l'équilibre physiologique nécessaire.

Ce sont les déséquillibres entre ces deux systèmes qui sont la cause de nos symptômes.

Exemple :
Face à une situation de stress, la sécrétion d'adrénaline est commandée aux glandes surrénales dans le but d'accélérer l'organisme pour réagir au mieux.
  Les hormones :

Les hormones sont des substances organiques synthétisées par les glandes endocrines et déversées dans la circulation sanguine, et qui exercent une action biologique spécifique sur le fonctionnement d’un organe ou d’un processus biochimique.



Les principales glandes endocrines sont :

glandes endocrines

Certains organes synthétisent des hormones tout en remplissant d’autres fonctions (pancréas, tube digestif).

Le contrôle du système hormonal par le système nerveux est réalisé par l’hypothalamus et l’hypophyse.
L’hypothalamus sécrète des facteurs qui contrôlent la libération d’hormones de l’hypophyse.
Ces hormones contrôlent les productions hormonales des autres glandes.
Chaque hormone peut modifier sa propre production en agissant sur son facteur de contrôle.

Le contrôle par le système nerveux permet de moduler la synthèse en fonction des stimuli externes, des conditions internes(action de la concentration de glucose du sang sur la synthèse d’insuline et de glucagon) et même des facteurs psychiques(synthèse d’adrénaline).

Les rôles des hormones sont multiples : régulation de l'homéostasie(équilibre interne) et du métabolisme de l'organisme, contrôle de la croissance et de la différenciation des tissus ; elles sont également impliquées dans la reproduction. En général, les effets des hormones ne se produisent que sur des organes ou des tissus cibles déterminés, qui possèdent des récepteurs spécifiques de l'hormone impliquée.



Glandes endocrines et hormones : rôles et fonctions
Les glandes endocrines :
  Les hormones principales :
L'hypothalamus : Il occupe dans le système nerveux central une place importante, car il paraît être doté d'une sorte de réseau nerveux «sensible», sous forme de récepteurs internes, grâce auxquels il détecte des variations métaboliques telles que le taux de glycémie, le taux d'hormones sexuelles circulantes, l'osmolarité, etc. Cette sensibilité lui permet, en retour, d'exercer un contrôle sur un ensemble d'activités métaboliques, dont celle de l'hypophyse.

   
L’hypophyse : située à la base du cerveau, l'hypophyse entre en jeu dans le système endocrinien par l'intermédiaire de son lobe antérieur, l'adénohypophyse. Cette glande est en étroite relation avec le système nerveux central, plus particulièrement avec l'hypothalamus, qui lui transmet des «ordres» grâce aux messagers chimiques (hormones). Elle agit, également par voie hormonale, sur les glandes endocrines qui sont sous le contrôle du système nerveux central. L'hypophyse et l'hypothalamus sont les «chefs d'orchestre» de la sécrétion endocrine.

  • l'hormone de croissance (GH),
• la prolactine,
• l'hormone folliculo-stimulante (FSH)
• l'hormone lutéinisante (LH),
• la thyréostimuline(TSH),
• l'hormone adrénocorticotrope (ACTH),
• la mélano-stimuline(MSH),
• les endorphines,
• et d'autres hormones.
La thyroïde : La thyroïde est une glande endocrine située dans la partie inférieure et antérieure du cou, devant les premiers anneaux cartilagineux de la trachée. Large de 6 à 7 cm, elle pèse 25 g environ; elle est formée de deux lobes reliés par un isthme.
La thyroïde, par les hormones qu'elle sécrète, joue un rôle prépondérant dans la croissance corporelle, dans le développement psychique et intellectuel, dans le maintien du tonus de l'organisme, dans la stimulation des différents métabolismes (glucides, protéines, lipides, eau et électrolytes) et dans la régulation du métabolisme basal.

  La calcitonine a pour rôle d'abaisser le taux de calcium dans le sang.
Les parathyroïdes : il s'agit de deux paires de glandes près de la thyroïde. Leur localisation précise varie d'un sujet à un autre.
Leur rôle essentiel est la régulation de la calcémie(taux de calcium) et de la phosphorémie(taux de phosphore). L'hormone parathyroïdienne agit notamment sur trois structures: le rein, en augmentant l'excrétion de phosphate, de sodium et de potassium ; l'os, en libérant du calcium ; l'intestin, en réabsorbant le calcium.

  Les hormones parathyroïdiennes supervisent le maintien de la calcémie (quantité de calcium dans le sang).
Les surrénales : Situées de part et d'autre de la colonne vertébrale, les glandes surrénales coiffent le pôle supérieur des reins et se subdivisent en deux grandes parties: la corticosurrénale et la médullosurrénale. La première maintient l'équilibre hydrominéral de l'organisme par l'intermédiaire de deux types d'hormones, les minéralocorticoïdes (dont fait partie l'aldostérone) et les glucocorticoïdes (le cortisol notamment), et sécrète des androgènes qui ont une action sur les caractères sexuels secondaires.  

La seconde produit des catécholamines, l'adrénaline (80 %) et la noradrénaline, hormones qui jouent un rôle dans la défense de l'organisme lorsque celui-ci est dans un état critique (chocs émotionnels, colère, peur...). Par ailleurs, l'adrénaline stimule les sécrétions (salivaires, gastriques, sudorales) des glandes exocrines; la noradrénaline a presque les mêmes effets sur l'organisme.
  Les hormones corticosurrénales sont nombreuses et réparties classiquement en trois groupes: les minéralo-corticoïdes (l'aldostérone); les gluco-corticoïdes (le cortisol ou hydrocortisone); les stéroïdes sexuels (androgènes et œstrogènes).

L'Adrénaline : Hormone (appelée également épinéphrine) produite par les glandes surrénales, faisant plus partie d’une variété d’hormones appelées les catécholamines. Elle a un rôle de premier plan dans le fonctionnement du système nerveux dit sympathique.
Cette hormone joue également le rôle de neurotransmetteur en permettant le passage de l’influx nerveux entre 2 neurones (cellules nerveuses).
La noradrénaline et la dopamine font partie des catécholamines qui sont également des neurotransmetteurs.
Effets de la libération d'adrénaline :
L’appareil cardiovasculaire en entraînant une accélération du cœur, en augmentant la forcer l’amplitude des battements cardiaques
• hypertension artérielle
• vasoconstriction(diminution de calibre des vaisseaux)
• dilatation les artères coronaires (artère irriguant le myocarde-muscle cardiaque)
• augmentation de la glycémie(taux de sucre dans le sang)
• augmentation de la mydriase(calibre de la pupille)
• dilatation des bronches

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